Soudan : La France reconnaît la mascarade électorale :

Bureau National

Sauver Le Darfour, 27 Avril 2010


Le président soudanais Omar Al-Bachir (candidat du Parti du congrès national), sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a été reconduit au pouvoir à l'issue des élections du 11 au 15 avril 2010.

Comme l’ont indiqué l’Union européenne et la Fondation Jimmy Carter les normes internationales n’ont pas été respectées : le scrutin ne fut pas libre (intimidations d'électeurs et de candidats), ni démocratique (Listes mal établies) ni transparent (bourrages d'urnes) et des milliers de Darfouris n’ont pu participer.

Ces élections entachées de nombreuses irrégularités et fraudes sont un affront aux Démocrates soudanais, aux victimes du régime, et à la Cour Pénale Internationale qui a, le 4 mars 2009, incriminé le potentat Béchir.

Dans ce contexte, ces élections ne ramèneront pas la paix et la justice au Soudan et en particulier au Darfour. Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères français Bernard Valero, vient pourtant de « prendre acte » de ces résultats.

Cette prise de position non concertée avec nos partenaires européens et mettant en exergue l’idée qu’un processus de paix est à l’œuvre est contraire aux nécessaires mesures fortes pour isoler le régime de Khartoum et l’amener à collaborer avec la Cour Pénale Internationale.

L’impunité des crimes d’Omar Al-BECHIR est une honte pour les 300 000 victimes du Darfour et les 2.5 millions de déplacés. Le Procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a récemment rappelé que "le gouvernement soudanais continue de commettre des crimes, d'aider et de protéger des personnes recherchées par la Cour, de harceler toutes les personnes considérées comme favorables à la justice".

Sauver Le Darfour rappelle au Président Sarkozy ses engagements en faveur des populations du Darfour et l’urgence à assurer la protection immédiate des civils du Darfour et à organiser une initiative de paix crédible en réunissant une Conférence internationale pour la paix.

L’enjeu aujourd’hui dépasse le Darfour, le risque est celui de la poursuite de l’épuration ethnique au Sud-Soudan et de l’éclatement du Soudan.

Auprès de la majorité des Soudanais (et en particulier du Sud-Soudan et du Darfour), le régime de Khartoum, dont terreur et brutalité sont le credo, est définitivement illégitime. Face à cette dictature, il n’est plus concevable d’envisager une autre voie que sa mise à l’écart.

L’association Sauver le Darfour, SLD www.sauverledarfour.eu demande au Président Français Nicolas Sarkozy, et à l’Union européenne de rejeter les résultats électoraux proclamés et d’isoler le Soudan en durcissant les sanctions économiques à son égard et en facilitant le travail de la Cour Pénale Internationale.

Sauver Le Darfour demande solennellement au Président de la République Nicolas Sarkozy, de proposer la convocation d’une nouvelle Conférence internationale sur le Soudan à ses partenaires européens et de durcir les sanctions à l'encontre du régime soudanais.


Bureau National de Sauver Le Darfour



Contact :


Mahor Chiche

Président de Sauver Le Darfour

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