Evolution de la position de la France

Afp

Afp, 16 Juillet 2006

Le président français, Jacques Chirac a jugé urgent hier que les autorités de Khartoum acceptent le déploiement de Casques bleus dans la région soudanaise du Darfour.
Le président français juge « urgent que le gouvernement soudanais accepte la présence de la force de l’ONU pour répondre à la crise humanitaire, aider à la paix, et aider à la stabilité du Soudan et de la région », a rapporté son porte-parole, Jérôme Bonnafont, à l’issue d’un entretien à l’Élysée entre le chef de l’État et le président du Mozambique, Armando Guebuza.

Jacques Chirac a fait part de son « inquiétude sur l’évolution de la situation » au Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie à des violences depuis trois ans.
Les Nations unies, les États-Unis et l’Union européenne font régulièrement pression sur Khartoum pour que des forces internationales remplacent les troupes sous-équipées de l’Union africaine (UA) qui y sont stationnées.

Le Soudan, pour qui cette demande s’apparente à une invasion des puissances occidentales, a systématiquement refusé.

Parallèlement, le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU a indiqué hier que les activités des organisations humanitaires dans les camps de réfugiés de la région de Zalinge, au Darfour, ont été suspendues après le décès de trois employés tués par la foule. Selon le HCR, ces trois personnes ont été battues à mort jeudi dans cette région de l’ouest du Soudan, frontalière du Tchad, dans des circonstances encore floues.

Les ONG actives dans la région sont confrontées depuis plusieurs mois à des violences de ce type.
Le dernier incident en date intervient après une attaque contre deux ONG, il y a deux jours, et les tirs mortels dont a été la cible un chauffeur travaillant pour une organisation humanitaire, la semaine dernière à el-Geneina, souligne le HCR.