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L'opposition soutient la décision des anciens rebelles du Sud Soudan de quitter le gouvernement central

Jeune Afrique, 22 Octobre 2007

Les anciens rebelles du Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM, sudiste), qui se sont retirés du gouvernement central de Khartoum la semaine dernière, se sont rassurés du soutien de formations nordistes, leurs partenaires au sein d'une alliance de l'opposition, dans leur dispute avec le parti au pouvoir du président Omar al-Bashir

L'Alliance nationale démocratique (NDA), un groupe qui comprend les partis de l'Union démocratique, le parti communiste et Baath, et des personnalités indépendantes ont exprimé dimanche appuyer la décision du SPLM de suspendre sa participation dans le gouvernement d'union nationale de Khartoum, survenu après la signature d'accord entre les deux principaux partenaires.

L'Alliance nationale démocratique a, dans « sa quête pour la paix, la démocratie et pour des élections libres et transparentes dans le pays », exprimé tout son appui au SPLM.

Un communiqué publié par celle-ci indique également que les membres de l'Alliance ont convenu de se rencontrer à Juba, la capitale du Sud Soudan, pour discuter de la crise politique après le retrait du SPLM du gouvernement central, mais la date de la rencontre n'a pas encore été révélée.

Le SPLM a suspendu sa participation au gouvernement le 11 octobre dernier, arguant que Khartoum n'avait pas respecté la mise en ?uvre des principales clauses de l'Accord de paix global (APG) signé en 2005 entre le nord et le sud Soudan.

Le groupe exigeait de Khartoum le retrait de ses troupes stationnées dans le sud, la résolution du conflit dans le district riche en pétrole de Abeyi, la délimitation de la frontière entre le nord et le sud et la libération de tous les prisonniers politiques.

Dans une perspective visant à bénéficier de l'appui des partenaires du sud, Bashir a remanié son gouvernement en nommant Den Alor, un chef du SPLM, comme ministre des affaires étrangères en remplacement de Lam Akol, considéré par les éléments du sud comme un très proche du NCP de Omar al-Bashir.

Le parti national du congrès de Omar al-Bashir a, en retour, accusé le SPLM d'être responsable du retard accusé dans la mise en ?uvre de l'accord de paix, qui a mis fin à une guerre déclenchée en 1983, après la prise des armes par les populations du sud pour exiger de Khartoum un partage égal des richesse du pays.