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Darfour : Londres brandit la menace de sanctions faute de progrès

Courrier Du Vietnam, 31 Octobre 2007

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a brandi le 28 octobre la menace de sanctions accrues faute de progrès dans les pourparlers en cours à Syrte, en Libye, destinés à mettre fin à 4 ans d'affrontements dans la région du Darfour, dans l'Ouest du Soudan.
M. Brown a appelé toutes les parties concernées à participer aux discussions, alors que les principaux groupes rebelles boycottent la réunion organisée à Syrte sous l'égide de l'Union africaine (UA) et des Nations unies.

"Nous voulons contribuer à la reconstruction économique. Nous promettons d'injecter des fonds mais, bien sûr, si les gens ne respectent pas le cessez-le-feu et si les négociations échouent, nous envisagerons d'autres sanctions", a-t-il lancé, depuis Downing Street.

Huit factions issues du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM/A) et du JEM boycottent la réunion de Syrte, comme le chef rebelle historique Abdel Wahed Mohammed Nour, alors que 6 groupes de moindre importance participent aux pourparlers dans cette ville située à 600 km à l'est de Tripoli.

Le chef du gouvernement britannique a estimé que ces pourparlers avaient lieu à "un moment critique pour le Darfour". Le conflit entre les rebelles issus des populations noires et des milices arabes appuyées par Khartoum ont fait 200.000 morts et 2 millions de déplacés depuis 4 ans.

Le gouvernement soudanais a déclaré un cessez-le-feu unilatéral au démarrage des pourparlers samedi. "J'appelle toutes les parties (en présence) à participer aux pourparlers de cessez-le-feu et de paix", a indiqué M. Brown en exhortant en parallèle les Nations unies "à accélérer le déploiement des forces de paix".

Une force de maintien de la paix de l'UA, mal équipée et sous-financée, (Amis, 7.000 hommes), déployée depuis 2004, doit être prochainement remplacée par une force hybride ONU/UA de 26.000 hommes, baptisée Unamid.

"Le message c'est que nous sommes ici pour aider mais les autres parties doivent venir aux pourparlers et le cessez le feu doit être effectif", a ajouté M. Brown.