Sauver Le Darfour dans le monde

Omar el-Béchir au Vatican

Bbc Afrique, 14 Septembre 2007

Le président soudanais Omar el-Béchir se trouve pour trois jours en visite officielle à Rome.
Il est accompagné d’une délégation d’une trentaine de personnes, ministres, hommes d’affaires et industriels.

Il a déjà rencontré ce matin le Président du Conseil italien Romano Prodi avant de se rendre à Castelgondolfo, la résidence d’été des papes, pour une audience avec Benoit XVI.

Avec le gouvernement italien, des entretiens séparés ont lieu entre les ministres des Affaires étrangères, Massimo D’Alema et Lam Akol.

Omar el-Béchir doit également être reçu au Quirinal par son homologue italien, le président de la République Giorgio Napolitano.

"Le Soudan observera le cessez-le-feu au Darfour dès le début des entretiens de réconciliation nationale le mois prochain", a déclaré le président soudanais.

Cette visite intervient alors que deux organisations humanitaires, Human Rights Watch et Amnesty International, renouvellent leurs appels à la communauté internationale pour mettre fin aux massacres ethniques.

Human Rights Watch a invité l’Italie à faire pression sur le président soudanais pour que soient arrêtés les criminels de guerre réclamés par la justice internationale.

Après son entretien avec Romano Prodi, le président soudanais a rencontré le pape Benoît XVI qui l’a reçu dans sa résidence d’été de Castelgondolfo.

Depuis le début de l’été, Benoit XVI ne cesse d’appeller l’Europe à faire davantage pression sur Khartoum afin d’engager un règlement pacifique.

Le Saint-Père l’a répété samedi dernier à Vienne devant le corps diplomatique.

Le gouvernement italien, pour sa part, n’entend pas rester inactif.

Il appuie le processus engagé par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon qui a annoncé le 6 septembre dernier la reprise prochaine des discussions.

Romano Prodi avait précisé ses objectifs dans une lettre au Parlement européen.

Ces entretiens, écrivait-il, seront une «occasion utile» pour exprimer nos vives préoccupations en tant qu’européens et réaffirmer la nécessité de stabiliser le conflit et de réconcilier les peuples de cette région.