Sauver Le Darfour dans le monde

Il faut trouver une solution politique sur le Darfour

7/7, 01 Juillet 2007


La réunion de lundi à Paris sur le Darfour a permis de dégager un consensus sur la "priorité à donner à une solution politique", a souligné le ministère français des Affaires étrangères, relevant l'"unité" croissante de la communauté internationale sur ce dossier.

"Un consensus s'est dégagé sur la priorité à donner à une solution politique, sous l'égide de la médiation conjointe de l'Union africaine et de l'Onu", a déclaré le porte-parole du ministère, Jean-Baptiste Mattéi, en tirant les conclusions de la réunion.

Feuille de route

Selon le porte-parole, "il faut maintenant mettre en oeuvre la feuille de route (sur le processus politique élaboré par l'Union africaine et les Nations Unies), ce qui nécessite l'effort de tous: autorités soudanaises et mouvements rebelles, co-médiateurs, acteurs régionaux, communauté internationale dans son ensemble à qui il reviendra, dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies, de prendre des mesures adéquates à l'encontre de ceux qui refusent de négocier dans les conditions de la feuille de route".

Etape importante

"Cette réunion a permis d'affirmer l'unité de la communauté internationale dans les efforts de résolution de la crise du Darfour", a poursuivi M. Mattéi selon lequel une "étape importante" avait été franchie lundi sur ce plan. La réunion de Paris était la première de ce type depuis le début de la crise du Darfour en 2003. Dix-huit pays, dont les Etats-Unis, la Chine et la Russie, étaient présents, ainsi que plusieurs organisations internationales, dont l'ONU, mais l'Union africaine et le Soudan étaient absents.

Le conflit du Darfour, dans l'ouest du Soudan, a fait au moins 200.000 morts et deux millions de déplacés, selon des organisations internationales. Ces chiffres sont contestés par Khartoum. Les participants ont également "marqué leur attachement à assurer, le moment venu, un large soutien à la reconstruction et au développement du Darfour et des zones touchées par la crise, au Tchad et en Centrafrique", a ajouté le porte-parole.