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Les États-Unis prennent des mesures pour combattre le génocide au Soudan

All Africa, 01 Juin 2007

Le 29 mai, le président Bush a annoncé une expansion et un renforcement des sanctions économiques ciblant le gouvernement du Soudan, indique la Maison-Blanche dans un aide-mémoire dont on trouvera le texte ci-après.

Le 29 mai, le président Bush a annoncé une expansion et un renforcement des sanctions économiques ciblant le gouvernement du Soudan. Le gouvernement des États-Unis va désormais prendre les mesures énoncées le mois dernier par le président parce que le gouvernement du Soudan continue d'enfreindre les nombreux engagements qu'il a pris lorsqu'il s'agit de mettre un terme à la violence et à la souffrance au Darfour.


- Le président Bush avait annoncé ces mesures le mois dernier à l'occasion d'un discours au Musée de l'Holocauste. Le gouvernement des États-Unis avait pris la décision de ne pas appliquer immédiatement ces mesures parce que les Nations unies étaient d'avis qu'il fallait donner au président Béchir une « dernière chance » de s'acquitter de son obligation de faire cesser la tuerie. Il est aujourd'hui évident qu'il continue de manquer à sa parole.

- Le monde a la responsabilité d'aider à faire cesser le génocide au Darfour. La population du Darfour souffre depuis trop longtemps aux mains d'un gouvernement qui est complice dans les bombardements, les assassinats et les viols de civils innocents. Le gouvernement Bush a qualifié ces activités de « génocide », un qualificatif approprié.

Le président Béchir n'a pas rempli ses obligations de faire cesser la violence au Darfour

Le président Béchir ne s'est pas acquitté de ses obligations et la situation dramatique sur le terrain au Darfour n'a pas changé. Les actions prises par le président Béchir au cours des dernières semaines sont semblables à celles qui se poursuivent depuis longtemps et qui consistent à promettre la coopération tout en trouvant de nouveaux moyens de faire obstruction.

- Une journée après que le président Bush en eut parlé, les forces militaires du président Béchir ont bombardé le lieu où s'étaient rassemblés les commandants rebelles pour discuter d'un éventuel accord de paix avec le gouvernement.

- Dans les semaines qui ont suivi, il s'est servi de ses forces armées et de milices parrainées par le gouvernement pour attaquer les rebelles et les civils dans le sud du Darfour.

- Il n'a pris aucune mesure pour désarmer ces milices au cours de l'année qui a suivi la signature de l'accord de paix sur le Darfour.

- Les hauts responsables sous sa coupe continuent à s'opposer au déploiement d'une force de maintien de la paix de l'ONU.

Aujourd'hui, les États-Unis mettent en oeuvre les mesures annoncées par le président Bush en avril.

Le ministère des finances va renforcer les sanctions économiques que le gouvernement des États-Unis applique au Soudan.

- Grâce à cette nouvelle initiative, les États-Unis seront en mesure de mieux faire respecter les sanctions en vigueur qui ciblent le gouvernement du Soudan.

- Le ministère des finances va ajouter 30 sociétés appartenant au gouvernement du Soudan ou contrôlées par ce dernier à sa liste de particuliers et d'organisations dont les avoirs sont bloqués en vertu de divers programmes du Bureau chargé du contrôle des biens étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC).

- Les États-Unis ciblent également d'autres sociétés qui acheminent des armes aux forces du gouvernement et aux milices se trouvant au Darfour.

- Le système financier américain frappe d'interdiction toutes ces sociétés et il est interdit, sous peine de poursuite criminelle, aux sociétés et aux particuliers américains de commercer en connaissance de cause avec ces dernières.

Les États-Unis ciblent par leurs sanctions des particuliers responsables de la violence.

- Ces sanctions isoleront ces personnes en les coupant de l'appareil financier américain, en leur interdisant de faire des affaires avec des sociétés ou des ressortissants américains, et en attirant l'attention du monde sur leurs crimes.

Le président a demandé à la secrétaire d'État de consulter le Royaume-Uni et d'autres alliés en vue de l'adoption, par le Conseil de sécurité de l'ONU, d'une nouvelle résolution.