Sauver Le Darfour dans le monde

Des manifestations se déroulent au Canada et ailleurs pour le Darfour

Canada.com, 30 Avril 2007

La coalition "Sauvons le Darfour Canada" qui dit regrouper une cinquantaine d'organismes, dont Amnistie Internationale, réclame que le Canada devienne un véritable leader dans la communauté internationale pour soulager le Darfour de ses conflits armés et de sa crise humanitaire.

Les membres de la coalition marcheront dans les rues de Montréal ce dimanche pour souligner le quatrième anniversaire du début de ce conflit sanglant au Darfour, en Afrique, tout comme on le fera dans sept autres villes canadiennes et dans plusieurs grandes capitales du monde.

La coalition reconnaît que le Canada fournit déjà de l'aide financière aux forces de protection de l'Union africaine et de l'aide humanitaire au Darfouriens mais estime que c'est encore trop peu.

Selon la directrice générale de la coalition, Tara Tavender, jointe par NTR, l'ONU estime que la crise au Darfour est actuellement la pire au monde. Selon les organisateurs de la marche, entre 200 000 et 400 000 personnes, selon les différentes sources consultées, sont mortes au cours des quatre dernières années là-bas et trois millions et demi de Darfouriens dépendent de l'aide humanitaire, soit la moitié de la population. Deux millions de personnes ont du quitter leurs foyers pour survivre.

En Grande-Bretagne, dans le cadre d'une campagne similaire, des célébrités telles que Elton John, Mick Jagger, George Clooney et Mia Farrow ont diffusé un communiqué dimanche appelant à la fin des effusions de sang et accusant la communauté internationale de ne pas agir.

Quelque 7 000 soldats de l'Union africaine sont actuellement déployés au Darfour, mais ils ont été incapables de faire cesser les violences.

Jeudi, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré qu'il était convenu avec le président soudanais Omar al-Bachir d'un déploiement rapide dans la région d'une nouvelle force de maintien de la paix conjointe UA-ONU.

M. Al-Bachir avait accepté en novembre un plan de l'ONU en trois phases pour renforcer les soldats de l'Union africaine, mais il a tardé à autoriser sa mise en oeuvre