Sauver Le Darfour dans le monde

Washington veut des sanctions internationales contre Khartoum

Ap, 21 Mars 2007

La chef de la diplomatie américaine Condoleezza Rice a fait savoir aujourd'hui que son pays poussait pour que des pressions soient exercées sur le Soudan via des sanctions afin que Khartoum accepte le déploiement d'une force de l'ONU au Darfour.
«Je suis un peu déçue que certains à l'ONU aient déjà dit qu'ils ne souhaitaient pas réfléchir à des sanctions», a déclaré Condi Rice.

Du coup, Washington n'exclut pas des mesures unilatérales pour faire céder Khartoum. «Malgré des efforts multiples -et je tiens à souligner- des efforts multiples pour trouver une solution acceptable pour le gouvernement de Khartoum afin de déployer une force de maintien de la paix ont été repoussés».

À Paris mardi, le président français Jacques Chirac avait jugé que «si les exactions se poursuivent, si la parole n'est pas respectée, le Conseil de sécurité n'aura pas d'autre choix que d'adopter des sanctions».

Dans une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le Soudan affirme qu'il refusera la proposition d'envoyer plus de 3 000 personnels militaires, policiers et civils de l'ONU, ainsi que des moyens aériens et logistiques importants, en renforts de la force de 7 000 hommes de l'Union africaine, actuellement déployée au Darfour et qui n'en peut mais.

Le Soudan a également fait objection au stade final du plan de l'ONU, qui évoque une force conjointe ONU-UA de 22 000 hommes.

Mardi, dans un entretien sur la chaîne américaine NBC, le président soudanais Omar el-Béchir avait accusé les États-Unis de comploter pour avoir accès au pétrole soudanais: «l'objectif est de mettre le Darfour sous leur tutelle, de séparer la région du Soudan».

Il a également démenti que des viols aient lieu au Darfour: «Oui, il y a eu des villages brûlés. Des gens ont été tués parce qu'il y a la guerre. Ce n'est pas dans la culture soudanaise ou de celle des gens du Darfour de violer. Cela n'existe pas. Nous n'avons pas ça».