Sauver Le Darfour dans le monde

Patrick Gaubert : « Protéger la population du Darfour contre les assassins »

Afrique Centrale Info, 12 Mars 2007

Le gouvernement soudanais ne donne aucun signe d’ouverture. Plusieurs membres du Conseil de sécurité montrent d’ailleurs des signes d’exaspération à l’égard de Khartoum qui semble peu pressé de répondre à la demande de déploiement de troupes de l’Onu dans la région du Darfour. Une région où se déroule un génocide. Patrick Gaubert, député européen (UMP) et par ailleurs président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) dénonce le manque d’empressement de la communauté internationale.
M. Gaubert, dans un entretien accordé à afriquecentrale.info et à afrique Centrale Radio (ACR) revient également sur l’affaire du Beach au Congo Brazzaville qui connaît de nouveaux développements judiciaires en France.

Enfin, le président de la LICRA, dont l’organisation est très active en Côte d’Ivoire, se félicite de l’accord signé dimanche dernier à Ouagadougou entre le président Laurent Gbagbo et l’ex-chef rebelle, Guillaume Soro.

Sur le Darfour

« C’est une situation tragique. La Licra, comme d’autres ONG internationales, montent des opérations, organisent des meetings, interpelle les responsable politiques, mais jusqu’à présent, ces initiatives n’ont pas servi à grand chose. Et la presse ne semble pas intéressée par ce génocide du XXIe siècle. Des hommes et des femmes sont massacrés, tués, violés, des enfants meurent de faim. Malheureusement, les Soudanais ne veulent rien entendre.
Je pense que la seule action que l’on puisse faire c’est d’envoyer des troupes de l’Onu au Darfour pour les protéger des assassins ».

Sur l’affaire du Beach au Congo Brazzaville et ses rebondissements judiciaires en France

« Je dis simplement que la justice passe. On a besoin de savoir ce qui s’est passé. On pense en partie le savoir avec le procès qui s’est déroulé à Brazzaville (en août 2005, ndlr).

Sur l’accord inter-ivoirien signé au Burkina Faso

« C’est la Côte d’Ivoire qui s’est repris en main en rejetant tous les accords, toutes les injonctions venant de l’extérieur. Gbagbo et Soro ont signé un acte de paix avec une feuille de route précise. Il faut je crois féliciter ces deux adversaires, ces deux ennemis d’hier en leur faisant part de notre espoir que cet accord soit mené à bien. Il faut remettre ce pays en marche, qu’on organise des élections libres et démocratiques et qu’on n’en parle plus ».