Sauver Le Darfour dans le monde

«Tout le monde en parle»: les droits de l'homme et les accommodements raisonnables à l'honneur

Agencenews, 09 Février 2007

Ce dimanche, à «Tout le monde en parle», on recevait Louise Arbour, haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme; la ministre québécoise de l'Immigration et des Communautés culturelles, Lise Thériault; la réalisatrice et comédienne Sophie Lorain; le chroniqueur et gastronome Daniel Pinard; l'animatrice Marie Plourde; Claire Samson, directrice générale de l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) ainsi que le juge Michael Sheehan. Mme Arbour (photo) a abordé la question du Darfour tandis que la ministre de l'Immigration du Québec a quant à elle traité des accommodements raisonnables.

La première invitée était Louise Arbour, haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme en poste depuis 2004. Elle a dit ne pas être déçue par les efforts du Canada pour aider le Darfour, une région du Soudan touchée par la guerre civile, lorsque l'animateur Guy A. Lepage a abordé le sujet. Le Canada est l'un des acteurs. L'acteur le plus important toutefois, c'est le Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-elle ajouté. Mme Arbour est allée deux fois au Darfour. Les choses y empirent. Les gens ont peur de leurs propres autorités. Dès qu'ils sortent des camps de réfugiés, ils sont attaqués et les femmes sont violées.

Lepage s'est interrogé sur l'étendue du pouvoir de la haute-commissaire. Il faut tout d'abord avoir accès aux endroits troubles, répond-elle. Une fois qu'on y a accès, la première chose est de dire la vérité. «C'est beaucoup un travail de persuasion. On n'a pas beaucoup de moyens coercitifs.» Mme Arbour a ajouté que les droits de l'homme ne sont pas toujours en péril seulement dans les zones de conflits armés.

Louise Arbour a aussi parlé de Saddam Hussein. Pour elle, ce n'est pas un cas où la justice fut rendue. Elle a avoué être aussi déçue de la mort de Slobodan Milošević, décédé avant d'être jugé.