Sauver Le Darfour dans le monde

Le groupe parlementaire afro-américain défend les minorités

Departement Americain, 21 Janvier 2007

Ce comité de 43 membres compte parmi les plus influents de Washington.

Washington - En 1963, treize Afro-Américains de la Chambre des représentants des États-Unis ont entrevu la nécessité de s'unir pour attirer l'attention sur les questions qui concernaient les Noirs et autres minorités. Aujourd'hui, le Groupe parlementaire des Afro-Américains, qu'ils ont créé (à l'époque sous le nom de Comité démocrate spécial), est considéré par de nombreux experts politiques comme l'une des organisations les plus puissantes de Washington. Elle a pris le nom qu'elle porte actuellement en 1971.

Officiellement, ce groupe de 43 membres qui représentent diverses régions des États-Unis est apolitique même si, à l'heure actuelle, il est entièrement composé de démocrates.

La représentante Carolyn Cheeks Kilpatrick, démocrate du Michigan et présidente du Groupe, a déclaré lors d'une conférence de presse tenue en décembre 2006 que, depuis sa création, le Groupe parlementaire des Afro-Américains était « la conscience de la Chambre des représentants des États-Unis ».

Les membres fondateurs du Groupe étaient convaincus qu'ils auraient plus de poids s'ils s'exprimaient d'une seule voix. L'objectif du Groupe parlementaire, affiché sur son site Web, est de « promouvoir le bien-être public par des lois conçues de façon à répondre aux besoins de millions de citoyens négligés » par les autorités.

Aujourd'hui, le Groupe cherche à défendre les intérêts des minorités en rédigeant des propositions de lois sur des sujets importants qui les concernent. Il œuvre en étroite coopération avec d'autres groupes représentant des minorités, notamment le Groupe parlementaire des Latino-Américains et le Groupe parlementaire Asie-Pacifique-Amérique.

Mais le Groupe ne se limite pas à des questions sociales ou économiques. Il se mêle également de politique étrangère. Il a, par exemple, été le fer de lance de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud. En 1986, il a exercé son influence pour pousser le Congrès à adopter une loi imposant des sanctions économiques contre ce pays pour le forcer à mettre fin à l'apartheid.

Aujourd'hui, le Groupe continue de s'exprimer contre les violations des droits de l'homme dans le monde entier, et tout particulièrement dans la province du Darfour au Soudan. « Le Groupe parlementaire des Afro-Américains a été l'un des principaux artisans de la déclaration sur le génocide au Darfour, et il pousse le gouvernement des États-Unis et d'autres pays du monde à faire plus pour mettre fin au génocide », a déclaré un autre membre du Groupe, M. Donald Payne, démocrate du New Jersey, lors de la conférence de presse de décembre 2006.

Le Groupe a tenté de mettre fin aux violations des droits de l'homme au Darfour en s'entretenant avec des membres influents de l'Union africaine et des représentants de la Chine qui travaillent sur ce dossier, ainsi qu'avec l'envoyé spécial des États-Unis pour le Soudan, M. Andrew Natsios. Des membres du Groupe ont compté parmi les personnes arrêtées pour avoir manifesté devant l'ambassade du Soudan à Washington en mai 2006.

Durant la 110e session parlementaire, des membres du Groupe dirigeront plus de 25 commissions et sous-commissions, notamment la commission judiciaire de la Chambre, la commission des voies et des moyens (commission budgétaire), la commission sur la sécurité nationale, et la commission d'administration de la Chambre. De nombreuses lois sont examinées par ces commissions et, conséquemment, au moins un membre du Groupe parlementaire des Afro-Américains aura son mot à dire sur de nombreux textes de lois.

Le Congrès des États-Unis compte près de 200 groupes parlementaires, tant à la Chambre qu'au Sénat.