Sauver Le Darfour dans le monde

Le chef des rebelles Al-Nour demande l’envoi des forces de l’OTAN et de l’Union Européenne

Sld, Sauver Le Darfour Europe, 17 Janvier 2007

Abdelwahid Mohammed Ahmed Al-Nour, Président du Mouvement de Libération du Soudan (SLM), était à Paris ce mardi 16 janvier 2007.
S’exprimant en arabe, il a mis les principaux responsables des grandes puissances face à leur inaction et leur responsabilité au regard de l’Histoire.
En effet, pendant qu’un piège se dessine - l’ouverture de négociations avec le régime illégitime de Khartoum-, «le génocide continue au Darfour».

Les six résolutions de l’ONU ne sont pas appliquées tandis que les bombardements, les massacres, les viols, l’afflux de réfugiés et de déplacés dans les camps se poursuivent. « Le monde regarde cette crise, sans rien faire ».

Le Mouvement de Libération du Soudan (SLM) qui s’est réunifié et a élargit sa base sociale et politique refuse de reprendre les négociations de paix avec le gouvernement soudanais tant que le nettoyage ethnique n’est pas stoppé. D’autant qu’aujourd’hui plusieurs camps, comme celui de Kelma, sont sous la menace des forces gouvernementales.

Selon monsieur Al-Nour, l’Union Africaine et l’ONU sont paralysés et incapables de mettre fin au génocide. Emu, il a lancé ce cri : « si vous voulez sauver mon peuple, il faut mettre fin au génocide aujourd’hui ! Pas demain ! ».

Depuis février 2003, le conflit a fait 300 000 morts et 3 millions de déplacés. Sur le terrain, on estime à 10 000 le nombre de rebelles et à 20 000 le nombre de Janjawids (milices).

Le Mouvement de Libération du Soudan (SLM), qui est la plus importante organisation d'opposition soudanaise, a affirmé son hostilité à tout rapprochement avec le Front de rédemption (le JEM )et ses différences avec leur programme politique de tendance islamiste.

Le chef des rebelles Al-Nur a par ailleurs confirmé que monsieur Minni Minawi, ancien leader du MLS, était sur le point de revenir au MLS après s'en être désolidarisé en concluant avec le régime soudanais l'accord d'Abuja le 5 mai 2006.
Abdelwahid Mohammed Ahmed Al-Nour a défendu l’idée d’un nouveau Soudan laïc et démocratique : où les citoyens seraient égaux, la religion et l’Etat séparé, où chaque citoyen verrait ses croyances respectées et la Démocratie instaurée.

Il a conclut sa déclaration en ces termes : « je supplie l’OTAN et l’Union Européenne d’intervenir comme cela fut fait pour le Kosovo. Si rien n’est fait les Darfouriens risquent de disparaître ». « Ne méritons-nous pas le même sort que le peuple du Kosovo, où l’OTAN est intervenue pour mettre fin au nettoyage ethnique ? ».
« La Présidente de l’Union européenne Angéla Merkel, le Président Jacques Chirac, le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso, Javier Solana, monsieur Hans-Gert Pöttering Président du Parlement européen doivent prendre une initiative pour que le Darfour ne soit pas un nouveau Rwanda ».

Après la traditionnelle séance des questions, monsieur Al-Nour s’est entretenu avec les responsables de l’association européenne Sauver Le Darfour, SLD et a échangé sur les solutions possibles pour obtenir l’implication des grandes puissances et mettre fin au génocide.