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Pas des soldats canadiens, a indiqué le général Rick Hillier, chef d'état-major

Alwihda - Presse Canadienne, 01 Janvier 2007

PÉNURIE DE SOLDATS

L'armée canadienne n'a plus de ressource pour le Soudan

Ottawa

L'engagement du Canada envers l'Afghanistan mobilise une si importante capacité de la défense du pays qu'il n'en reste pas pour aider le Soudan, a affirmé récemment le numéro un de l'armée canadienne.

Même si les Nations unies devaient déployer une force de maintien de la paix au Soudan, les Canadiens n'en ferait pas partie, a indiqué le général Rick Hillier, chef d'état-major de la défense.

Celui-ci a fait ces déclarations lors d'un interview effectué au lendemain d'un appel à l'aide internationale de la part du gouvernement du Tchad, pays voisin du Soudan.

Selon Rick Hillier, une aide en provenance des Nations unies ne semble pas imminente, et même si elle devait l'être, le Canada ne pourrait pas faire grand chose.

«Notre capacité pour faire quoi que ce soit sur le terrain avec une force terrestre est nulle. C'est aussi simple que ça, a-t-il indiqué avant Noël. Nous utilisons chaque partie de notre force terrestre pour la mission en Afghanistan, tout en maintenant un niveau approprié de vigilance ici, chez nous, pour ce qui pourrait y survenir.»

L'armée canadienne compte 21 000 soldats à temps plein et une réserve de 15 000 membres. Environ 2500 d'entre eux sont déployés à tout moment en Afghanistan pour des mandats de six mois.

Quelque 25 observateurs militaires canadiens sont déjà au Soudan. Le Canada s'est engagé à fournir plus de 190 millions $ au Soudan depuis 2004 pour aider la mission de l'Union africaine qui s'y trouve, en plus fournir de l'équipement militaire, d'aider à la formation des casques bleus africains et de fournir de la nourriture, de l'eau et des soins de santé de base.

«Nous n'avons pas la capacité de participer à une mission au Soudan dans une plus grande mesure que ce que nous y faisons actuellement», a estimé Rick Hillier. Le problème n'en est pas seulement un de pénurie de soldats, mais aussi d'équipement, de personnel de santé et de spécialistes du renseignement, a-t-il précisé.