Sauver Le Darfour dans le monde

Conférence de presse

Gouvernement Chinois, 28 Septembre 2006

Dans l'après-midi du 28 septembre, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse régulière.

Qin Gang : Bonjour à tous. Maintenant je suis prêt à répondre à vos questions.

Q : Le dirigeant des autorités taiwanaises Chen Shuibian a réaffirmé aujourd'hui son intention de faire entrer Taiwan aux Nations Unies sous le nom de Taiwan, et selon lui, Taiwan c'est Taiwan, la Chine c'est la Chine, ce sont deux pays différents. Quelle est votre réaction ? Selon des reportages, les autorités taiwanaises vont inviter l'ancien Premier Ministre japonais Junichiro Koizumi à assister à la cérémonie d'inauguration du train à grande vitesse de Taiwan le mois prochain. Qu'en pensez-vous ?

R : Ma réponse à la première question : il n'y a qu'une seule Chine dans le monde. Taiwan, en tant que partie intégrante de la Chine, n'a pas le droit d'adhérer à l'ONU qui est composée uniquement des Etats souverains. Tout acte qui va à l'encontre des buts et principes de la Charte des Nations Unies et de la Résolution 2758 de l'Assemblée générale et qui défie le principe d'une seule Chine reconnu par la communauté internationale sera repoussé par les Etats membres des Nations Unies et par la communauté internationale. Nous appelons les autorités taiwanaises à suivre le courant de l'histoire et à renoncer à tout acte sécessionniste pour adhérer au principe d'une seule Chine.

Concernant la deuxième question, nous nous opposons fermement à ce que les autorités taiwanaises mènent des activités sécessionnistes sur la scène internationale, sous quelque prétexte que ce soit. Nous espérons que le Japon restera hautement vigilant à cet égard et trouvera une solution adéquate aux questions liées à Taiwan conformément au principe d'une seule Chine et en remplissant ses engagements inscrits dans les trois documents politiques sino-japonais.

Q : Ce matin, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe et le Président sud-coréen Roh Moo-hyun, lors d'une conversation téléphonique, ont convenu de tenir un entretien entre eux dans les meilleurs délais. Le Président Roh Moo-hyun avait toujours refusé de rencontrer Junichiro Koizumi à cause des visites de ce dernier au sanctuaire Yasukuni alors qu'il a plutôt bien accueilli le gouvernement de Shinzo Abe. Qu'en pense la Chine ? Est-ce que ce consensus pour un sommet nippo-sud-coréen sera un facteur positif pour un éventuel sommet sino-japonais ? Une conversation téléphonique entre des dirigeants chinois et japonais est-elle prévue pour bientôt ?

R : Le gouvernement chinois accorde une grande importance à l'amélioration et au développement des relations sino-japonaises. Nous sommes prêts à travailler ensemble avec la partie japonaise dans ce sens. Notre position concernant les rencontres ou les contacts sous d'autres formes entre les dirigeants des deux pays est constante et claire.

Q : Le Président Bush rencontrera Shinzo Abe lors du Sommet de l'APEC en novembre prochain. Pour la partie chinoise, quel sera le rôle des Etats-Unis dans l'amélioration des relations sino-japonaises ?

R : Les relations sino-japonaises sont des relations bilatérales très importantes, car un bon développement de celles-ci non seulement correspond aux intérêts des deux pays, mais également profite à la paix et à la stabilité de la région. Comment les relations sino-japonaises vont sortir de l'actuelle situation difficile, comment elles vont s'améliorer et se développer, voilà un sujet qui intéresse aussi la communauté internationale.

Q : Hier, le nouveau Directeur général de l'Agence de Défense du Japon a dit que l'accroissement continu des dépenses militaires chinoises représente une menace pour le Japon. Comment réagissez-vous à cela ?

R : La Chine poursuit fermement la voie d'un développement pacifique et applique une politique extérieure de bon voisinage et de partenariat à l'égard de ses pays voisins. Le développement de la Chine ne constituera une menace pour aucun pays. Nous avons exposé à maintes reprises notre position sur le budget de la défense. Nous nous opposons à la soi-disant « menace de la Chine », assertion soutenue avec exagération par certains pays en tirant argument des dépenses militaires chinoises. Nous espérons que le nouveau Directeur général de l'Agence de Défense qui vient de prendre sa fonction pourra d'abord bien étudier la position et les politiques maintes fois réaffirmées par la Chine avant de faire des commentaires.

A l'heure actuelle, nous espérons que toutes les parties concernées diront et feront ce qui contribuera à améliorer et à développer les relations sino-japonaises.

En plus, j'ai remarqué que le Directeur général avait également parlé des questions liées à la Chine dans le cadre de l'alliance militaire nippo-américaine. Si mon information est exacte, je dois souligner que cette alliance, qui est un arrangement bilatéral issu du contexte historique spécifique de la guerre froide, doit se limiter strictement dans un cadre bilatéral. Tout dépassement du cadre bilatéral provoquera des soucis des pays voisins et compliquera la situation sécuritaire dans la région. Nous nous opposons fermement à toute incorporation, directe ou indirecte, de la Chine ou de Taiwan qui fait partie de la Chine, dans le cadre de la coopération sécuritaire entre le Japon et les Etats-Unis car cela portera atteinte à la souveraineté de la Chine et constituera une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine.

Q : Selon un reportage récent, il existe en Chine des trafics d'organes humains pour transplantation. Quelle est votre réaction à ce sujet ?

R : La Chine procède à la transplantation d'organes humains toujours selon les Principes directeurs sur la transplantation d'organes humains adoptés par l'OMS en 1991. Le trafic d'organes humains est strictement interdit en Chine. Pour les dons d'organes humains, un consentement écrit du donneur est indispensable. Les départements chinois concernés ont promulgué Les Règlements provisoires sur la gestion de l'application clinique des techniques de transplantation d'organes humains qui sont entrés en vigueur le 1er juillet 2006. Ces règlements ont réitéré que le trafic d'organes humains est interdit, que les établissements médicaux doivent obtenir le consentement écrit du donneur pour procéder à la transplantation d'organes humains et que le donneur a le droit de revenir sur sa décision pour donner des organes avant le commencement de l'opération. Les hôpitaux qui demandent à faire des transplantations d'organes doivent avoir les compétences requises afin d'assurer la qualité et la sécurité des soins et d'être conformes aux principes éthiques. Les départements concernés de l'Etat ont déjà élaboré La Réglementation sur la transplantation d'organes humains dans le but de mieux réglementer la transplantation d'organes humains.

En Chine, l'utilisation du corps ou des organes des exécutés se fait d'une manière très prudente, avec comme condition première l'application stricte des règlements en la matière. L'utilisation doit répondre aux exigences suivantes : Premièrement, elle ne peut être réalisée qu'avec le consentement formel et écrit du criminel qui sera exécuté. Deuxièmement, elle doit obtenir l'autorisation des départements administratifs de la santé au niveau provincial et de la Cour populaire supérieure au niveau provincial. Troisièmement, les établissements utilisateurs doivent se procurer l'autorisation des départements administratifs de la santé au-dessus de province et posséder les compétences requises pour mener des recherches scientifiques médicales ou faire des opérations de transplantation.

Après avoir lu le reportage en question, j'ai contacté immédiatement les autorités de la santé pour m'informer sur ce dossier. Les autorités de la santé réitèrent que les départements administratifs chinois de la santé procèdent à une réglementation des hôpitaux pratiquant la transplantation d'organes humains en vertu des lois et règlements en la matière. Tout acte qui transgresse ces lois et règlements fera l'objet de punitions sévères selon les lois. Si vous découvrez des cas, n'hésitez pas à nous en informer.

Q : Selon certains reportages, le Ministre irakien du Pétrole effectuera une visite en Chine afin de discuter des accords de coopération entre la Chine et l'Irak conclus sous le pouvoir de Saddam Hussein. Veuillez confirmer cette information. Quelle est l'attitude du gouvernement chinois vis-à-vis de ces contrats sur le pétrole ?

R : Concernant la visite du Ministre irakien du Pétrole en Chine, on est en train de vérifier cette information auprès des départements concernés.

Avant le déclenchement de la Guerre en Irak, des entreprises chinoises ont conclu des accords en matière d'exploitation des champs pétrolifères et de travaux pétroliers avec la partie irakienne. Mais à cause de la Guerre, la coopération pétrolière entre la Chine et l'Irak à l'heure actuelle se limite principalement dans les domaines du commerce de pétrole et de la formation du personnel.

Nous entendons rétablir et renforcer la coopération pétrolière sino-irakienne sur la base de l'égalité et des avantages réciproques et espérons que les droits et intérêts de la partie chinoise en Irak seront réellement préservés.

Q : Hier, lors d'une interview, la Secrétaire d'Etat américaine Mme Rice a dit qu'en raison d'une ferme opposition de la Chine et de la Russie, il est très difficile pour les Etats-Unis de promouvoir une opération de maintien de la paix de l'ONU au Darfour, au Soudan. Sans la collaboration de la Chine et de la Russie, il est très difficile pour les Etats-Unis de régler la question du Darfour. Quelle est la position de la Chine là-dessus ?

R : La Chine suit de très près la situation au Darfour, tout comme la communauté internationale, et a offert, ensemble avec celle-ci, des assistances dans la mesure de ses possibilités pour apaiser la situation dans cette région. S'agissant de la réalisation du processus de paix dans l'ensemble du Soudan et de l'apaisement de la situation au Darfour, il n'existe pas de divergences fondamentales entre la Chine et d'autres pays. Ceci dit, nous sommes d'avis que les opérations internationales concernées, en particulier une opération de maintien de la paix sous l'égide des Nations Unies au Darfour, doivent obtenir l'approbation du gouvernement soudanais. C'est la seule manière qui permettra aux opérations d'aboutir réellement aux résultats prévus. Nous entendons continuer à travailler ensemble avec la communauté internationale pour la réalisation au plus tôt de la paix globale et de la stabilité au Darfour.

Q : Selon certains reportages, le Vice-Ministre Wu Dawei effectuera une visite en République de Corée. Veuillez confirmer cette information.

R : Du 29 septembre au 1er octobre, le Vice-Ministre Wu Dawei se rendra, sur invitation, en République de Corée pour mener des consulations et procéder à des échanges de vues avec la partie sud-coréenne sur la promotion de la reprise des pourparlers à six et d'autres questions d'intérêt commun.

Q : Le Japon a fait savoir qu'il souhaite réaliser une rencontre entre le Premier Ministre Shinzo Abe et le Président Hu Jintao au mois d'octobre. Quelle est la réaction de la partie chinoise ?

R : Tout à l'heure, j'ai déjà répondu à cette question. Notre attitude à ce sujet est claire et constante.

Q : Selon certaines sources, Mme Rice effectuerait une visite en Asie dans les semaines à venir, mais la date précise de sa visite en Chine n'a pas été mentionnée. Pouvez-vous nous livrer des informations concernées ?

R : Nous souhaitons voir Mme Rice effectuer une visite en Chine à un moment convenable afin de procéder à des échanges de vues avec elle sur les relations sino-américaines et d'autres questions d'intérêt commun.

Si vous n'avez plus de question, j'ai deux annonces à faire :

Premièrement, le Sommet commémoratif du 15e anniversaire de l'établissement du Dialogue Chine-ASEAN se tiendra le 30 octobre prochain à Nanning au Guangxi, en Chine. Nous avons publié les informations concernées et mis en ligne les modes d'inscription pour les journalistes. Ces derniers temps, nous avons reçu successivement des demandes d'inscription des journalistes. Je voudrais vous rappeler que la date butoir pour les inscriptions est le 15 octobre. Les journalistes sont priés de consulter le plus tôt possible les pages consacrées spécialement au Sommet commémoratif Chine-ASEAN sur le Site web du Ministère des Affaires étrangères ou celui du Centre international de Presse, afin de connaître les règlements concernés et remplir les formalités d'inscription dans les meilleurs délais.

Deuxièmement, nous aurons un long congé du 1er au 7 octobre pour célébrer la Fête nationale de notre pays. Les conférences de presse régulières du Ministère des Affaires étrangères seront suspendues pendant cette période. On les reprendra mardi le 10 octobre. Je vous souhaite bonne Fête ! Merci à toutes et à tous et au revoir.