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Harper rencontre le président chinois

Radio Canada, 18 Novembre 2006

Le premier ministre canadien Stephen Harper a finalement eu une brève rencontre avec le président chinois Hu Jintao, samedi soir, en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) qui se tient à Hanoï, au Vietnam.

Selon l'attaché de presse du premier ministre, c'est le président chinois qui a abordé M. Harper avant le dîner de gala du sommet.

Les deux hommes ont discuté de plusieurs dossiers économiques et politiques, incluant le cas de Huseyin Celil, un Sino-Canadien détenu en Chine pour de présumés liens terroristes.

Stephen Harper et Hu Jintao ont convenu qu'il était important de continuer de développer les relations sino-canadiennes. Leur conversation, qui a eu lieu à l'hôtel Daewoo, a été qualifiée de « franche et constructive ».

Mercredi dernier, le premier ministre Harper a indiqué que le Canada ne changerait pas sa position concernant les droits de la personne en Chine pour favoriser le commerce avec ce pays. M. Harper faisait cette déclaration à la suite du refus de la Chine de le rencontrer, refus qui avait été démenti le lendemain par Pékin.

Nucléaire nord-coréen: le Canada veut faire sa part

Par ailleurs, le Canada, qui veut s'impliquer davantage dans la crise nucléaire nord-coréenne, a dépêché un de ses diplomates à Pyongyang. Un geste qui en a surpris plusieurs au sommet de l'APEC.

Lors d'un entretien avec le président sud-coréen Roh Moo-hyun, le premier ministre Stephen Harper a annoncé samedi que le Canada avait dépêché en Corée du Nord son ambassadeur Marius Grinius, en poste à Séoul, pour livrer un message musclé au régime de Pyongyang.

Mais l'initiative du Canada n'a pas eu beaucoup d'échos au sommet de l'APEC, aucun pays n'en ayant été averti. « Nous ne sommes pas au courant de ce geste du Canada, a dit un porte-parole japonais. Mais c'est une bonne nouvelle. »

Stephen Harper veut de tout évidence jouer un rôle accru dans la crise coréenne. Mais sans relations amicales avec la Chine, le plus gros joueur dans le dossier, l'influence du Canada risque d'être marginale.

Les jeux de coulisses se poursuivent

De son côté, le président George W. Bush est arrivé à Hanoï pour parler de commerce, mais aussi pour relancer les efforts entourant le désarmement nucléaire de la Corée du Nord.

Il a d'abord rencontré le président de la Corée du Sud pour tenter de le convaincre de faire inspecter tout navire suspect en route ou en provenance de la Corée du Nord. Mais Séoul hésite, de crainte de braquer Pyongyang.

Washington souhaite que tous les membres de l'APEC adoptent une résolution qui mettra une pression diplomatique supplémentaire sur la Corée du Nord. Mais cette démarche est jugée peu utile par la Russie étant donné que le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà condamné l'essai nucléaire nord-coréen du 9 octobre.

En coulisses, la Chine, le Japon et les États-Unis travaillent à une stratégie commune pour les pourparlers de désarmement, qui doivent commencer bientôt.

Le 31 octobre, par le régime de Kim Jong-il a accepté de revenir à la table des six, mais sans préciser quand. Pyongyang boycotte depuis un an les négociations entrepris en ce sens par la Chine, le Japon, la Russie, les États-Unis et la Corée du Sud.