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L'armée du Soudan dément une attaque de rebelles dans le Kordofan du Sud

Angolapress, 20 Juillet 2011


L'armée du Soudan a démenti mardi que le principal mouvement rebelle du Darfour ait mené une attaque meurtrière contre des positions de l'armée dans le Kordofan du Sud, région en proie à des affrontements, comme il l'avait affirmé, a rapporté la presse locale.


Lundi, le Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, avait affirmé avoir mené une attaque en coopération avec des forces antigouvernemen-tales locales d'Abdelaziz al-Hilu pour la première fois depuis l'éclatement début juin du conflit dans le Kordofan du Sud.


"Dans une opération commune réalisée aujourd'hui (lundi) par les troupes du JEM et la branche Nord de la SPLA (Armée populaire de libération du Soudan), nous avons attaqué les camps des SAF (Forces armées du Soudan) à Pisea, à 25 km au sud de Kadougli (la capitale du Kordofan du Sud), tuant plus de 100 soldats et saisissant de nombreuses armes", avait déclaré à l'AFP dans la nuit de lundi à mardi Al-Tahir al-Fatih, l'un des hauts dirigeants du JEM.


Toutefois, le porte-parole de l'armée, Sawarmi Khaled Saad, a déclaré mardi que l'"armée avait affronté les forces d'al-Hilu et leur avait infligé de lourdes pertes en hommes et en équipements, avant de les chasser complètement de la zone", indique le Sudan Media Centre semi-officiel."La présence des forces loyales au JEM dans le Kordofan du Sud est une invention des médias (...) Cette revendication est un mensonge absolu", ajoute-t-il.


Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance le 9 Juillet et les observateurs estiment que l'opposition dans les régions périphériques du Soudan, comme le Kordofan du Sud et le Darfour (ouest), pourrait s'accroître après la sécession du Sud.


Selon un rapport interne de l'ONU, consulté par l'AFP, les attaques systématiques de l'armée et des autres forces de sécurité soudanaises contre des civils de l'etnie Nuba au Kordofan du Sud pourraient constituer des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. Des accusations qui ont été démenties par Khartoum qui affirme faire face à une rébellion intérieure.