Sauver Le Darfour dans le monde

Le président Obama plaide en faveur d’un référendum libre et juste au Sud-Soudan

Bureau Des Programmes D'information Internationale Du Département D'etat, 10 Janvier 2011


Le président Obama s’est félicité du démarrage du référendum l’autodétermination au Sud-Soudan selon le calendrier établi et a exhorté toutes les parties à s’abstenir de toute intimidation, contrainte ou violence et à laisser les électeurs exprimer leur volonté de manière libre et pacifique.
« Le monde observera l’évolution de la situation au cours des jours à venir », a-t-il souligné dans une déclaration diffusée le 9 janvier, ajoutant que les États-Unis étaient prêts à apporter leur aide à tous les Soudanais lors du règlement de questions postréférendaires telles que le tracé de la frontière, le sort des réfugiés et le partage des revenus pétroliers « quel que soit le résultat du vote ».

Le référendum est « une étape historique » vers la pleine application de l’Accord de paix global de 2005 qui a mis fin à des décennies de guerre civile entre les Soudanais du Nord et du Sud, et la communauté internationale est « unie dans sa détermination à garantir que toutes les parties au Soudan feront honneur à leurs obligations », a déclaré le président.

Commencé le 9 janvier, le scrutin ne se terminera que le 15, et l’on n’attend pas de résultats définitifs avant le 15 février, apprend-on des dépêches de presse. De plus, le résultat ne sera valide que si au moins 60 % des électeurs inscrits participent au scrutin. Le référendum sera décidé à la majorité simple, soit 50 % plus 1 voix.

Selon M. Obama, certains groupes pourraient tenter de perturber le scrutin, aussi faut-il « assurer aux électeurs l’accès aux bureaux de vote et la possibilité de déposer leurs bulletins à l’abri de toute intimidation et de toute contrainte ».

« Toutes les parties doivent s’abstenir de propos incendiaires ou d’actes de provocation susceptibles de faire monter la tension ou d’empêcher les électeurs d’exprimer leur volonté », a ajouté le président, en précisant que la violence dans la région d’Abyei, où 36 personnes auraient été tuées depuis le début du scrutin, devait cesser.

Enfin, il a fait observer qu’un scrutin couronné de succès serait « un motif de célébration », mais qu’il restait « énormément de travail à faire afin de s’assurer que le peuple du Soudan puisse vivre dans la sécurité et dans la dignité ».