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Béchir: le Kenya a "violé ses obligations"

Afp, 26 Juillet 2010


Le Kenya a violé ses obligations en n'arrêtant pas lors de sa visite le président soudanais Omar El-Béchir, visé par des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a affirmé aujourd'hui le président de l'Assemblée des Etats reconnaissant la CPI.

Le Kenya avait "l'obligation d'arrêter le président Béchir, d'un point de vue juridique c'est très clair", a déclaré l'ambassadeur du Liechtenstein à l'ONU, Christian Wenaweser, qui préside l'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome, document fondateur de la CPI. Qu'il ne l'ait pas fait est "une violation très sérieuse de ses obligations découlant du Statut de Rome dont il est signataire", a-t-il ajouté.

Le diplomate a précisé avoir été en contact avec les autorités kényanes depuis jeudi pour "leur rappeler leurs obligations". Omar el-Béchir a de son côté regagné Khartoum dans la soirée, après s'être rendu au Kenya pour la cérémonie de promulgation de la nouvelle Constitution du pays. Le président soudanais, dont le nom ne figurait pas sur la liste officielle des chefs d'Etat attendus, est apparu souriant et détendu, serrant la main aux autres dirigeants africains présents.

Il avait été invité bien que la CPI réclame son arrestation pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour, province de l'ouest du Soudan déchirée par un conflit civil depuis 2003. L'Union africaine juge contre-productifs pour la paix au Darfour les mandats d'arrêt et a demandé à ses membres de ne pas arrêter Béchir.