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Darfour: les rebelles disposés à négocier avec Khartoum (journal)

Rianovesti, 01 Septembre 2009

Les représentants de sept mouvements rebelles du Darfour soudanais, réunis en Libye grâce aux efforts de médiation énergiques de Tripoli et de l'ONU, ont déclaré s'être fédérés en organisation militaro-politique unique, rapporte mardi le journal égyptien Al-Ahram.

Cette nouvelle formation - les Forces révolutionnaires pour la libération du Soudan (FRLS) - s'est déjà déclarée prête à entamer des pourparlers de paix avec Khartoum sur le règlement au Darfour. Sept mouvements rebelles secondaires qui autrefois refusaient de négocier avec les autorités soudanaises et insistaient sur la poursuite de la lutte armée, ont adhéré aux FRLS. Il n'y avait pas à cette rencontre de représentants des deux formations rebelles les plus influentes - l'Armée de libération du Soudan (SLA) et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM).

La cérémonie de signature de l'accord d'union des rebelles du Darfour s'est déroulée à Tripoli en présence de Djibril Bassolé, médiateur conjoint de l'ONU et de l'Union africaine pour le Darfour, et a coïncidé temps avec le sommet extraordinaire de l'UA consacré aux conflits en Afrique et aux mesures à prendre pour venir à bout des guerres qui minent le continent.

A l'issue du sommet, ses participants ont estimé qu'il n'y avait "plus de guerre" dans cette région de l'ouest du Soudan, que ce n'était plus qu'un conflit de basse intensité, rien que des accrochages entre bandits.

La guerre civile qui embrase l'ouest du Soudan depuis 2003 a fait, selon l'ONU, de 300.000 à 500.000 morts et près de 3 millions de réfugiés et de déplacés, dont des milliers s'entassent dans des camps au Darfour dans des conditions de vie déplorables, où règnent la violence, la famine et la maladie. Les autorités soudanaises ne font était que de 10.000 victimes.

Poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, le président soudanais Omar el-Béchir refuse catégoriquement reconnaître sa culpabilité et accuse la CPI d'intrigues politiques et de tentatives de renverser le régime en place au Soudan.