Sauver Le Darfour dans le monde

Des personnalités accusent le pouvoir soudanais de torture

Reuters, 25 Mai 2008


Des dirigeants du Sud-Soudan, des défenseurs des droits de l'homme et certaines organisations politiques ont dénoncé dimanche le recours à la torture par les autorités soudanaises, à l'encontre de suspects et les ont accusées d'arrestations arbitraires à la suite d'un raid de la guérilla contre l'agglomération de Khartoum.
Le gouvernement soudanais a estimé que ces accusations, "absolument erronées", n'étaient qu'un fatras de "sottises".

Selon les détracteurs du pouvoir - au nombre desquels deux personnalités de la coalition gouvernementale -, un nombre indéterminé de Darfouris ont été arrêtés après l'attaque lancée le 10 mai par une colonne des rebelles du JEM (Mouvement pour l'égalité et la justice) contre les abords de Khartoum.

"Nous disons que les forces de sécurité doivent en finir avec les arrestations arbitraires de Darfouris", a déclaré Yasir Arman, du Mouvement de libération populaire du Soudan (MLPS), les anciens rebelles du Sud, qui ont formé une coalition de gouvernement avec le Parti national du Congrès, après la conclusion de l'accord de paix de 2005.

Le nouveau groupe de pression comprend le SLM-Minnawi, ancienne faction rebelle du Darfour qui a rejoint le gouvernement d'union nationale soudanais après avoir signé un accord de paix en 2006.

Amnesty International a déclaré cette semaine disposer des noms de plus de 150 personnes, essentiellement des Darfouris, arrêtés "semble-t-il sans motifs" depuis que le JEM a lancé son attaque contre Omdurman, une banlieue de Khartoum, le 10 mai.