Sauver Le Darfour dans le monde

Le SFG est de toutes les missions

Rtl.be, 18 Avril 2008

Le "patron" du groupe des forces spéciales (SFG) de l'armée belge, le lieutenant-colonel Bob Dufrane, est particulièrement discret, pour des raisons évidentes de sécurité, sur les missions auxquels ses hommes ont participé.

"Nous sommes engagés au Tchad pour une vraie mission SF (la "collecte du renseignement" au profit du commandant de la force européenne chargée de sécuriser la région frontalière avec le Darfour), nous avons été présents en Afghanistan, au Liban et en République démocratique du Congo", a-t-il admis après quelques hésitations à un petit groupe de journalistes venus lui rendre visite dans son unité à Flawinne.

Il s'est ainsi félicité du fait que le gouvernement confie à nouveau au SFG des missions intéressantes et correspondant aux qualifications de ces soldats d'élite.

Une de leur mission devenue routinière est ainsi la participation aux détachements d'agents de sécurité (DAS), composés d'un nombre variable de militaires et affectés à la protection du personnel des ambassades belges dans des pays à risques, comme à Kinshasa (RDC), à Bujumbura (Burundi), à Kigali (Rwanda) et à Abidjan (Côte d'Ivoire), ainsi qu'à Bukavu (Sud-Kivu, est de la RDC), où la Belgique vient de rouvrir un consulat général.

Tous les membres des DAS ne sont pas fournis par les forces spéciales, le recrutement ayant été élargi. Mais tous les candidats DAS vont suivre un cours au SFG de Flawinne avant leur départ en mission.

Dans le passé, des membres du SFG - ou de ses prédécesseurs - ont aussi assuré la protection rapprochée du commandant belge de la force de l'ONU en Bosnie, le général Francis Briquemont, d'août 1993 à janvier 1994, et celle du représentant spécial de l'Union européenne en Macédoine, le diplomate belge Alexis Brouhns, en 2003.

Fin février, le Conseil des ministres a approuvé l'envoi d'un détachement de quatre militaires chargé d'assurer la protection du représentant diplomatique belge à Kaboul, la (dangereuse) capitale de l'Afghanistan.

Interrogé sur d'éventuelles pertes, le lieutenant-colonel Bob Dufrane, a indiqué que "son unité n'avait jamais eu de morts parmi les équipiers". Mais "des blessés en Somalie (le commandant Johan Goyvaerts, qui avait reçu une balle en pleine tête le 22 juillet 1993 à Afmadou et qui a écrit un livre sur son aventure) et en Bosnie, lors d'une mission typiquement SF", a-t-il laconiquement ajouté.