Sauver Le Darfour dans le monde

Bush veut résoudre la crise du Darfour "une fois pour toutes"

Presse Canadienne, 20 Février 2008

Le président américain George W. Bush, en visite en Rwanda, a appelé mardi la communauté internationale à s'impliquer davantage dans la crise du Darfour et à résoudre "une fois pour toutes" un conflit qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts dans cette région de l'ouest du Soudan.

Affichant le volontarisme américain sur ce dossier, le président Bush a promis de débloquer des fonds supplémentaires pour contribuer à la formation et à l'équipement de la force africaine de maintien de la paix pour le Darfour.

Dans la capitale rwandaise Kigali, troisième étape de sa tournée dans cinq pays africains, le chef de la Maison Blanche a prévenu que les Etats-Unis auraient recours à des sanctions et à d'autres formes de pression pour accélérer le règlement de la crise au Darfour. Mais il n'a pas caché sa frustration par le manque de volonté de certains autres pays à en faire autant.

"Je ne suis pas à l'aise avec le délai de la réaction (internationale)", a déclaré le président Bush lors d'une conférence de presse avec son homologue rwandais Paul Kagame, dont le pays est le premier à avoir déployé des soldats au Darfour dans le cadre de la mission conjointe Union africaine-ONU.

"Le peuple rwandais connaît les horreurs du génocide", a-t-il ajouté. "Mon message aux autres pays est: 'rejoignez le président (Kagame) et aidez-nous à résoudre ce problème une fois pour toutes'."

Pour sa part, les Etats-Unis ont formé près de 7.000 soldats rwandais et dépensé plus de 17 millions de dollars pour les équiper et les acheminer par voie aérienne dans la région. Mardi, George W. Bush s'est engagé à dépenser 100 autres millions de dollars pour entraîner et équiper des troupes de maintien de la paix venant de plusieurs autres pays africains.

Plus tôt dans la journée, le président américain s'était rendu dans un mémorial de Kigali où sont enterrées les dépouilles de 250.000 victimes du génocide de 1994. Il a souligné à cette occasion que ces massacres devaient rappeler que "le mal est présent dans le monde et on doit affronter le mal".