Sauver Le Darfour dans le monde

Le gros bordel

Streetreporters, 29 Janvier 2008

Les membres de l’Arche de Zoé ont vu leur peine de travaux forcés commuée en 8 ans de prison. Dans cette affaire où plus rien ne tient debout, StreetReporters essaye de remettre de l’ordre…

Lorsque les juges annoncent le verdict et confirment que la peine de 8 ans de travaux forcés sera commuée en peine de prison, StreetReporters assiste aux huées dans la salle : Les familles des membres de l'Arche de Zoé traitent les juges de « voyous » et de « salauds ».
Dans le box des accusés, Emilie Lelouch lève le poing et hurle une phrase sans que l'on comprenne ce qu'elle veut dire.
Dans la foulée, les journalistes, se font traiter de "charognards", "charognes" et "pourris".

Dehors, devant les caméras, c'est le grand vacarme.

Il est vrai que dans l'affaire Arche de Zoé (qui est loin d'être à son point final, puisque les familles vont faire appel du jugement d'hier), rien n'est simple. Car c'est la justice tchadienne qui a prononcé la sentence, et selon les termes de l'accord de coopération judiciaire entre la France et le Tchad, les condamnés ne peuvent être rejugés en France. La sentence du tribunal tchadien (les travaux forcés) ne peut qu'être adaptée au droit français.

Ainsi, pour Me Gilbert Collard, qui défend les familles, "c'est quand même surprenant qu'on puisse dire que la justice tchadienne respecte les droits de l'homme" :

A l'association Sauver le Darfour, on souligne aussi que le jugement de N'djamena « ne respecte aucun des standards européen du droit ». Et surtout, que « la crise au Darfour n'est toujours pas résolue ». Et que c'est peut-être ça le vrai problème.