Darfour : l'Envoyé spécial de l'ONU s'apprête à se rendre au Soudan

Onu

Onu, 05 Janvier 2007

L'Envoyé spécial du Secrétaire général au Darfour, Jan Eliasson partira ce soir pour le siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba, pour deux journées d'entretiens avec le président et d'autres hauts fonctionnaires de l'Union africaine ainsi qu'avec des membres du gouvernement éthiopien.

« Il partira ensuite au Soudan pour des réunions avec les représentants du gouvernement d'unité nationale et toutes les autres parties concernées, pour discuter des mesures nécessaires à un règlement durable de la situation au Darfour sur la base de l'Accord de paix » signé en mai dernier à Abuja, a annoncé aujourd'hui le Secrétaire général dans un message transmis par sa porte-parole du Secrétaire général.

Jan Eliasson a achevé aujourd'hui des consultations préliminaires au Siège des Nations Unies, à New York.

Outre la réunion qu'il a eue avec le Secrétaire général et des responsables des Nations Unies, il a également rejoint le Secrétaire général pour des discussions approfondies avec l'Envoyé spécial de l'Union africaine au Darfour, Salim Ahmed Salim, indique le message du Secrétaire général.

Il a tenu d'autres consultations avec les membres permanents du Conseil de sécurité, des représentants d'autres États Membres, dont le Soudan, et un groupe d'organisations non gouvernementales qui effectuent un travail humanitaire au Darfour.

Lors d'une rencontre avec la presse, Salim Ahmed Salim s'est déclaré « optimiste » quant à la réaction du président soudanais concernant le futur déploiement d'une mission conjointe de l'ONU et de l'Union africaine au Darfour.

L'ONU a récemment déployé les premiers militaires pour appuyer la force de l'Union africaine déjà présente sur le terrain. Mais il reste encore à déployer des milliers de soldats pour assurer la sécurité des populations du Darfour menacées par les milices armées appuyées par le gouvernement et par les groupes rebelles.

Les affrontements depuis 2003 ont déjà fait plus de 200.000 morts et deux millions de déplacés.