Darfour : OCHA préoccupé par les transferts forcés de populations

Onu

Centre Des Nouvelles De L'onu, 29 Octobre 2007

John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU a condamné aujourd'hui les transferts de population forcés au Sud-Darfour par les autorités soudanaises alors que se tenaient les pourparlers de paix en Libye.

« Je suis vivement préoccupé par les cas de transferts forcés de population signalés hier soir dans le camp d'Otash à Nyala, au Sud Darfour. Ce qui m'inquiète est non seulement la manière dont cette opération a été menée, mais aussi les violences qu'elle risque d'engendrer », a déclaré John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordinateur des secours d'urgence de l'ONU.

Un communiqué publié aujourd'hui souligne que les tensions persistent à Nyala. Le camp de Kalma, qui accueille le plus grand nombre de personnes déplacées au Darfour, a été récemment le théâtre d'affrontements qui ont fait trois morts civils.

Les populations déplacées venaient d'arriver au camp d'Otash, où elles s'étaient réfugiées la semaine précédente pour échapper aux violences de Kalma. Le camp d'Otash abrite plus de 600.000 déplacés.

Au cours de l'incident d'hier, les parties du camp d'Otash où étaient logés les réfugiés de Kalma ont été entourées par les forces de police, et les membres de la Opération hybride UA-ONU au Darfour (MINUAD) et de l'Organisation internationale pour les migrations n'ont pas été autorisés à pénétrer dans le camp. Lorsqu'enfin ils ont pu s'y rendre, ils ont observé un certain nombre de véhicules militaires et camions chargés des possessions des personnes déplacées, qui, d'après les premières informations, étaient envoyées à Amakassara.

« Il est indispensable que tout transfert de population se fasse de manière volontaire, avec l'accord des populations concernées », a réitéré M. Holmes, affirmant qu'il avait insisté sur ce principe lors de ses entretiens avec les autorités soudanaises.

Pour sa part, les représentants de l'OIM ont déploré de n'avoir pas été autorisés à se rendre sur place pour constater si ces transferts étaient bien volontaires.