A Syrte, l'ONU salue la cessation unilatérale des hostilités déclarée par le gouvernement soudanais

Onu

Centre Des Nouvelles De L'onu, 31 Octobre 2007

Les deux envoyés de l'ONU et de l'Union africaine (UA) pour le Darfour, Jan Eliasson et Salim Ahmed Salim ont prononcé aujourd'hui une déclaration au terme de la réunion plénière qui a ouvert les pourparlers de paix sur le Darfour, à Syrte en Libye.

« Nous avons constamment fait appel à la fin des violences et à une cessation des hostilités. Dans ce contexte, nous saluons la déclaration de cessation des hostilités unilatérale prononcée par le gouvernement soudanais. Nous appelons toutes les parties au conflit à faire une déclaration semblable, sans tarder », affirment les envoyés dans leur message.

« Les parties ne peuvent pas parler et combattre en même temps, sans entraîner des conséquences tragiques pour la population du Darfour ».

Saluant un « tournant dans la longue quête d'une solution politique durable à la crise au Darfour », ils notent que « c'était la première fois depuis la signature de l'Accord de paix d'Abuja, en mai 2006, que les parties au conflit se sont rencontrées face à face ».

« Nous regrettons que les chefs de certains mouvements aient choisi de ne pas participer à la session d'ouverture et nous espérons qu'ils se joindront bientôt au processus », soulignent les envoyés.

Lors d'une conférence de presse donnée dimanche, Jan Eliasson et Salim Ahmed Salim ont longuement expliqué qu'ils ne pouvaient plus attendre que chacun soit prêt, même si certains des absents avaient exprimé leur soutien au processus de paix (dépêche du 29.10.2007).

Ils ont aussi expliqué que la session plénière durait deux jours, mais qu'elle ouvrait trois semaines d'ateliers et de rencontres, afin de préparer le déroulement des véritables négociations de fond.

La déclaration d'aujourd'hui salue les deux sessions plénières qui ont inclus « deux débats animés en présence de représentants du gouvernement du Soudan, des différentes tendances, de la société civile, y compris de femmes, des partenaires régionaux et d'observateurs internationaux ».

Ils se sont félicité de « l'esprit et du ton constructif au cours de ces discussions ».