Arche de Zoé: Sarkozy veut «essayer de trouver des accords»

Redaction

Afp, 30 Octobre 2007

Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé mardi qu'il allait «essayer de trouver des accords» pour que, dans l'affaire de l'Arche de Zoé, association qui a tenté de transporter 103 enfants depuis le Tchad, «personne ne perde la face».

«On va essayer de trouver des accords pour que dans cette affaire, personne ne perde la face, pour qu'on sache exactement la vérité, pourquoi ils (l'association Arche de Zoé, ndlr) ont été récupérer ces enfants et dans quel but», a déclaré le président français lors d'un déplacement en Corse, île française de la Méditerranée.

«Ils ont eu tort de faire ce qu'ils ont fait», a également dit M. Sarkozy. «J'ai eu le Président Deby (le chef d'État tchadien Idriss Deby Itno, ndlr) au téléphone. Je lui ai assuré que je condamnais cette activité», a-t-il ajouté.

Dimanche soir, la présidence française avait déjà rapporté que M. Sarkozy avait téléphoné à M. Deby et qu'il avait condamné l'opération «illégale et inacceptable» de l'Arche de Zoé.

De son côté, le premier ministre français François Fillon a assuré mardi l'Assemblée nationale de la vigilance française concernant les droits des personnes arrêtées au Tchad dans le cadre de cette affaire.

«Nous serons extrêmement vigilants sur le respect des droits de nos ressortissants», a-t-il déclaré, tout en accusant l'Arche de Zoé d'avoir «abusé» les autorités tchadiennes et françaises sur place, en se «dissimulant sous une fausse identité».

Cette association a tenté d'organiser le transfert de 103 enfants vers la France affirmant qu'il s'agissait d'orphelins du Darfour. Les autorités tchadiennes ont bloqué l'avion jeudi à Abéché peu avant le décollage et arrêté plusieurs français et espagnols, les accusant d'avoir voulu «enlever» des enfants pour un «trafic d'enfants».

Mardi, un conseiller du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, a affirmé que les enfants sont en majorité «tchadiens avec des parents tchadiens».

Seize Européens dont neuf Français - parmi eux trois journalistes - ont été inculpés d'«enlèvement de mineurs», d'«escroquerie» ou «complicité» au Tchad.