L'Onu dénonce enlèvements et viols au Darfour par des miliciens

Redaction

Reuters, 21 Août 2007

Le Haut Commissariat aux droits de l'homme de l'Onu accuse des milices alliées au gouvernement soudanais d'enlèvement de masse et de viol de femmes et de fillettes au Darfour, ce qui pourrait constituer des crimes de guerre.

Dans son dernier rapport basé sur le témoignage de victimes et de témoins, le HCR prie Khartoum d'enquêter sur les cas d'une cinquantaine de femmes réduites en "esclavage sexuel" après l'attaque en décembre de Deribat, localité de la région de Jebel Marra, dans le Sud-Darfour, tenue par les rebelles.




Les personnes enlevées, dont de nombreux enfants, ont été détenues pendant environ un mois et régulièrement battues et violées, souvent devant les autres, affirme ce rapport rédigé par les services de Louise Arbour, Haut Commissaire de l'Onu pour les droits de l'homme.

"Des témoins ont rapporté que l'enlèvement, le viol et les autres atteintes aux droits de l'homme qui se sont poursuivis durant cette période ont été commis par le même groupe d'hommes ayant mené l'attaque initiale", souligne ce rapport.

Le HCR conclut que le gouvernement soudanais porte une part de responsabilité pour ces actes commis par les Forces populaires de défense (PDF) et par la faction Abou Gassim.

L'armée soudanaise a fourni un soutien aérien et terrestre aux raids qui se sont conclus par la mort de 36 civils.