Darfour : la conférence de Tripoli préconise la poursuite du processus de paix

Redaction

Xinhua, 17 Juillet 2007

La conférence internationale sur le Darfour s'est terminée lundi à Tripoli, capitale de la Libye, par un appel à poursuivre le processus de paix dans lequel les Nations Unies et l'Union africaine (UA) jouent un rôle principal, selon des informations reçues à Khartoum.

La conférence de deux jours a rassemblé les représentants de l'ONU, de l'UA, de l'Union européenne et ceux de 15 pays, incluant les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité, le Soudan, la Libye, le Tchad, l'Egypte et l'Erythrée.

Les participants "réaffirment le rôle principal de l'UA et l'ONU dans le processus de paix au Darfour, en partenariat avec le acteurs régionaux, et réitèrent leur soutien sans équivoque" à ce processus, selon un communiqué final de la conférence.

Ils ont appelé tous les Etats membres de l'UA et de l'ONU à s'abstenir de soutenir d'autres initiatives parallèles.

Selon le communiqué final, la situation actuelle au Darfour est "dynamique, fragile et s'évolue rapidement", ce qui demande "une action urgente visant à la conclusion d'un accord politique global pour mettre fin au conflit et aux longues souffrances du peuple au Darfour".

Le comminqué fait état de l'échec des médiateurs internationaux dans la tentative de réunir les groupes rebelles à la table de négociations.

En effet, aucun des groupes rebelles du Darfour n'a pris part à la conférence de Tripoli.

Un accord de paix avait été signé en mai 2006 par le gouvernement soudanais et une des trois factions rebelles. Depuis lors, le nombre de groupes rebelles est passé à une dizaine, cette évolution est considérée par le gouvernement soudanais comme un grand obstacle à la reprise des négociations de paix.

"La paix ne peut pas être réalisée au Darfour par des négociations séparées avec chaque groupe armé", avait indiqué l'assistant du président soudanais, Nafie Ali Nafie, à l'émissaire américain pour le Soudan, Andrew Natsios, la semaine dernière.

Avant la conférence de Tripoli, cinq groupes rebelles avaient annoncé à Asmara, capitale de l'Erythrée, leur accord de former " un front" entre eux pour préparer d'éventuelles négociations de paix.

Une rencontre entre les envoyés internationaux et les groupes rebelles n'ayant pas signé l'accord de paix devraient se rencontrer le mois prochain pour discuter des questions relatives aux négociations de paix.

Le président de la Commission de l'UA et le secrétaire général de l'ONU devraient adresser des invitations pour ces négociations avant la fin du mois d'août, selon le communiqué.