Darfour: les discours de la méthode en ouverture de la conférence

Redaction

Afp, 25 Juin 2007

«Le Soudan doit savoir que s'il coopère, nous l'aiderons puissamment et que s'il refuse, il faudra être ferme». C’est ce qu’a déclaré Nicolas Sarkozy avant l’ouverture de la conférence internationale qui s’est ouverte lundi à Paris. «Je crois que la fermeté de la communauté internationale, c'est la seule façon d'amener tout le monde à la discussion», a-t-il affirmé.

De son côté, la Chine, proche du Soudan, estime que «menacer et faire pression» serait «contreproductif. Son envoyé spécial dans la région, Liu Guijin, a affirmé en marge de la conférence que «pour résoudre la question du Darfour, la communauté internationale doit s'efforcer d'envoyer un signal positif et équilibré».

«Je suis très heureux qu'à l'ordre du jour de la conférence de Paris, il y ait la reconstruction et le développement», a déclaré l'envoyé spécial. «Il faut éviter d'arriver à une situation où on signerait un accord de paix qui ne servirait à rien parce que des combats éclateraient à nouveau pour le partage des ressources», a-t-il souligné. «Je pense que le gouvernement soudanais a la volonté et veut sincèrement améliorer la situation humanitaire. Mais ils rencontrent de réelles difficultés parce que dans la région il n'y pas encore de véritable cessez-le-feu», a estimé le diplomate chinois.