Darfour: le Soudan accepte de discuter avec l'ONU et l'UA de la force hybride

Redaction

Xinhua, 10 Juin 2007

Le gouvernement soudanais, l'ONU et l'Union africaine (UA) ont convenu d'entamer la semaine prochaine des consultations sur le déploiement d'une force hybride ONU-UA de maintien de la paix au Darfour, région occidentale soudanaise en proie aux conflits.

Le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères Ali al-Sadig a confié à la presse que la réunion tripartie s'ouvrirait lundi à Addis-Abéba, la capitale éthiopienne, vers laquelle la délégation soudanaise se déplacerait dimanche.

Il a fait savoir que la délégation, avec à sa tête le sous- secrétaire du ministère soudanais des Affaires étrangères Mutrif Sidik, serait chargée de transmettre aux deux autres parties concernées la position du gouvernement soudanais sur la proposition concernant la mise en place au Darfour d'une mission de maintien de la paix sous la bannière conjointe de l'ONU et de l'UA.

Mohi-Eddin Salim, l'ambassadeur soudanais auprès de l'UA, a révélé que les participants à la réunion tripartite discuteraient notamment des détails sur les troupes et le commandement de la force hybride, cité par l'agence de presse soudanaise SUNA.

Conformément aux résultats des réunions antérieures et aux documents concernés, les soldats et le commandant de la mission de maintien de la paix devront être tous Africains et le rôle de l'ONU devra se limiter aux soutiens logistiques, administratifs, techniques et financiers, en concentrant ses efforts sur l'appui au processus politique du pays, a précisé M. Salim.

Le déploiement de la force hybride constitue la troisième phase du plan onusien visant à soutenir l'opération de maintien de la paix au Darfour.

Vers la fin de la première phase de ce plan, l'ONU et l'UA sont tombés d'accord en avril dernier pour entamer une seconde phase, qui prévoit le déploiement d'une force hybride au Darfour.

Bien que les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux aient accentué les pressions sur le gouvernement soudanais pour assurer que le commandement de la force hybride sera entre les mains de l'ONU, le dernier a insisté sur le fait que la force devra être dirigée par un Africain.