Le G8 veut des poursuites contre les auteurs d’« atrocités » au Darfour

Redaction

Journal Chretien, 08 Juin 2007

« Ceux qui violent les droits des civils au Darfour doivent répondre de leurs actes et nous soutiendrons les efforts de ceux qui demandent que les auteurs d’atrocités soient traduits en justice », souligne un communiqué commun des Etats-Unis, du Japon, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et du Japon.

« Au cas où le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles ne rempliraient toujours pas leurs obligations, nous soutiendrons les mesures qui s’imposent au Conseil de sécurité », déclare le texte commun publié à l’issue d’un sommet de trois jours à Heiligendamm.

« Nous renouvelons notre appel au gouvernement soudanais et aux mouvements rebelles pour qu’ils assurent un accès humanitaire sûr et sans entraves aux personnes touchées par le conflit, et soulignons que toutes les parties doivent respecter le droit humanitaire », ajoutent les dirigeants du G8, en estimant que le conflit du Darfour « n’a pas d’issue militaire ». « Le conflit du Darfour menace la paix et la sécurité dans la région, » souligne encore le communiqué, relevant les conditions humanitaires qui se détériorent au Tchad et en Centrafrique. Les pays du G8 demandent aux gouvernement du Tchad et du Soudan de cesser de soutenir les mouvements armés.

Peu auparavant, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, présent au G8, s’était dit « préoccupé » par la lenteur des progrès au Darfour où quelque 200.000 personnes sont mortes depuis février 2003 de la guerre civile et de ses conséquences. Il a émis « l’espoir » « que le gouvernement soudanais accepte le plus vite possible » le déploiement dans la région d’une force de paix conjointe de l’ONU et de l’Union africaine (UA) de quelque 23.000 hommes destinée à remplacer l’actuelle force de l’UA d’environ 7.000 hommes, mal équipée et sous financée.