La Chine va envoyer une équipe d'ingénieurs au Darfour

Redaction

Xinhua, 08 Mai 2007

Le gouvernement chinois a annoncé mardi 8 mai qu'il enverrait une équipe d'ingénieurs au Darfour, région du Soudan, pour participer à la mise en place de la seconde phase d'un plan de soutien proposé par les Nations Unies pour la mission de l'Union africaine dans cette région.

"La Chine a activement participé à la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Soudan", a affirmé la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Jiang Yu, lors d'une conférence de presse régulière.

Mme Jiang a indiqué que la Chine avait une position claire sur le problème du Darfour et y joué un rôle constructif.

"Dans les circonstances actuelles, les parties concernées doivent continuer à faire progresser le processus politique dans la région du Darfour et introduire progressivement le plan de Kofi Annan, au lieu d'adopter des actions pour durcir la situation", a ajouté Jiang.

Les Nations Unies, l'Union africaine et le gouvernement soudanais se sont mis d'accord sur un plan de soutien en trois phases, connu sous le nom de plan d'Annan, car il a été avancé par le secrétaire général des nations Unies Kofi Annan.

La première phase, une aide légère, est déjà en cours. Les trois parties ont abouti en principe à un accord à Addis Ababa le 9 avril, pour débuter la seconde phase du plan, une phase de "soutien lourd".

En réponse à la question sur les armes chinoises vendues dans des pays africains, Jiang a souligné que la Chine adoptait toujours une attitude prudente et responsable sur les exportations d'armes, qu'elle n'exportait des armes qu'à des pays souverains, mais pas à des individus ou à d'autres entités.

La Chine a aussi demandé aux pays qui importent d'identifier l'utilisation finale de ces armes, et leur a prié de ne pas transférer les armes importées à des tiers pays, selon Jiang.

La Chine respecte strictement les résolutions des Nations Unies et n'a jamais exporté des armes aux pays ou régions auquels les Nations Unies avaient imposé des embargos d'armes, a fait noter Jiang, ajoutant que la quantité des exportations d'armes chinoises en Afrique était très limitée.