Darfour - le Secrétaire général appelle les Etats Membres à fournir rapidement des troupes à l'ONU

Redaction

All Africa, 17 Avril 2007

Le Secrétaire général a salué aujourd'hui la décision du gouvernement soudanais d'accepter, après six mois de négociations, un soutien des Nations Unies à l'Union africaine au Darfour, engageant les Etats Membres à lui fournir au plus vite les moyens nécessaires.

Dans un message transmis aujourd'hui par sa porte-parole, Ban Ki-moon s'est déclaré « encouragé » et a annoncé qu'il souhaitait un « déploiement rapide », en étroite coopération avec l'Union africaine (UA).


Le Secrétaire général attend par ailleurs que le gouvernement soudanais « fournisse d'urgence les terrains et autres infrastructures nécessaires au déploiement de 'l'appui lourd' à l'UA, y compris la permission de rechercher des sources d'eau ».

Le Secrétaire général a encouragé les pays qui fournissent des troupes et des policiers, ainsi que les donateurs à se montrer généreux afin de renforcer le plus rapidement possible l'opération de maintien de la paix au Darfour.

Ban Ki-moon a aussi lancé un appel au cessez-le-feu immédiat sur le terrain.

Le Soudan a fait connaître son accord par l'envoi d'une lettre au Conseil de sécurité et au Secrétaire général ce matin (dépêche du 16.04.2007).

Les Nations Unies disposent déjà d'une mission de maintien de la paix au Sud-Soudan, déployée à l'issue de pourparlers de paix qui ont mis fin à une guerre civile de près de vingt ans.

Forte de 9 000 soldats, l'(UNMIS)a été déployée au sud du Soudan en 2005, pour la mise en oeuvre de l'accord de paix global signé le 9 janvier 2005 entre le gouvernement du Soudan et le Mouvement/l'Armée populaire de libération du Soudan.

Mais l'ONU cherche, depuis déjà un an, à mettre en place et à déployer une mission au Darfour, dans un premier temps en apportant un soutien à la mission de l'Union africaine (UA) déjà déployée qui compte 7.000 soldats relativement peu équipés pour un territoire plus grand que la France (dépêche du 27.03.2006).

En août 2006, le Conseil de sécurité a autorisé, en dépit de l'abstention de la Chine, de la Fédération de Russie, et du Qatar, la création d'une mission de l'ONU au Darfour, forte d'un maximum de 17.300 soldats (dépêche du 31.08.2006).

Ce projet a été rejeté par le Soudan, mais le gouvernement soudanais a par la suite accepté au mois de novembre le principe d'une opération hybride ONU/UA, avec un « caractère principalement africain », devant « disposer de quelque 17.000 militaires et 3.000 policiers » et devant bénéficier d'une liberté de mouvement au Darfour (dépêche du 17.10.2007).

C'est cet ensemble de mesures, négociées à l'origine par le prédécesseur de Ban Ki-moon, Kofi Annan, dont le Secrétaire général a salué aujourd'hui l'acceptation par le Soudan.