Centrafrique: accord de paix entre la rébellion de l'UFDR et Bangui

Redaction

Afp, 13 Avril 2007

La rébellion centrafricaine de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et le gouvernement de Bangui ont signé vendredi un accord de paix à Birao (extrême nord-est).

L'accord a été signé par le chef en exercice de l'UFDR, Damane Zakaria, et, pour Bangui, par le général Raymond Ndougou, ex-préfet de la région de la Vakaga - dont Birao est le chef-lieu - et "principal artisan" des négociations et de cet accord en dix points, comme l'a qualifié le président centrafricain François Bozizé, présent à Birao.

Le texte prévoit notamment la "cessation immédiate des hostilités", le cantonnement des combattants de l'UFDR, la réintégration des militaires ou fonctionnaires ayant rejoint la rébellion, la réinsertion des combattants rebelles dans la vie civile et "l'engagement de l'UFDR à renoncer à la lutte armée comme forme de pression".

Il prévoit aussi l'amnistie des combattants de l'UFDR et la libération des détenus. Ces dispositions devraient notamment concerner le président et le porte-parole de l'UFDR, Michel Am Non Droko Djotodia et Abakar Sabone, incarcérés au Bénin depuis leur arrestation en novembre à Cotonou.
Outre le président Bozizé, assistaient à la signature le général Lamine Cissé, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique et des officiers centrafricains, français et de la Fomuc, la force de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (Cémac).

"Avec la signature de cet accord, il n'y aura plus de trouble ni de combats; la population de Birao pourra vivre en toute quiétude", a estimé le président Bozizé après la signature de l'accord.

Damane Zakaria a de son côté demandé "pardon à la population de la Vakaga et de Birao pour tout ce qu'elle a subi du fait de la rébellion".
"Je m'engage", a-t-il ajouté, "à oeuvrer au retour de la paix à Birao", conquise en novembre et occupée durant plus d'un mois, en même temps que plusieurs localités du nord-est, par l'UFDR qui en avait été chassée par les Forces armées centrafricaines épaulées par l'armée française et des élément de la Fomuc.

Birao avait été à nouveau, les 3 et 4 mars, la cible d'une attaque de l'UFDR, repoussée par l'armée centrafricaine, appuyée par des soldats français, dont certains parachutés sur la localité, et l'aviation française.