L'ONU cherche à dissiper des "malentendus" sur le Darfour

Redaction

Reuters, 12 Avril 2007

Le Soudan semble s'être mépris sur les intentions de l'Onu en refusant que des hélicoptères de combat soient inclus dans l'opération que projette l'organisation internationale au Darfour, a déclaré Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies.

L'Onu espère conclure avec le Soudan un accord sur l'envoi de quelque 3.000 casques bleus auprès des 7.000 soldats de l'Union africaine au Darfour, mais Khartoum refuse une opération UA-Onu dont les effectifs dépasseraient 20.000 soldats et policiers, ainsi que le déploiement d'hélicoptères de combat.

"Il semble y avoir quelques malentendus avec le gouvernement soudanais au sujet de ce matériel", a dit Ban Ki-moon à des journalistes. "(Il s'agit) par définition d'une opération de maintien de la paix - cela ne répond à aucun (projet) offensif."

Il a noté que le déploiement de troupes exigeait mobilité et capacité de dissuasion pour le cas où elles seraient attaquées. "Il s'agit de matériel ordinaire au sujet duquel ils (les Soudanais) ne devraient avoir aucune inquiétude", a-t-il dit.

Le président soudanais Omar Hassan Bachir, qui a rencontré Ban le mois dernier lors d'un sommet arabe à Ryad, refuse d'admettre des troupes non africaines sur son territoire.

Ban a souligné que le commandant de la force et son adjoint seraient africains. "Par conséquent, j'espère qu'il n'y aura plus d'inquiétude de cette nature. Nous nous emploierons à dissiper ce type d'inquiétudes", a-t-il dit.

Ban a noté qu'il présidait des consultations au siège de l'Onu avec le président de l'UA et les deux émissaires chargés d'élaborer un accord de paix, Jan Eliasson pour les Nations unies et Salim Ahmed Salim pour l'Union africaine.

En raison de ces discussions, il a demandé la semaine dernière aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne de reporter un projet de résolution du Conseil de sécurité imposant à Khartoum des sanctions internationales et des pénalités bilatérales. Les deux pays ont accepté.