Les miliciens janjawids ont fait jusqu'à 400 morts au Tchad, selon le HCR

Redaction

Ap, 10 Avril 2007

Les miliciens janjawids ont tué jusqu'à 400 personnes le long de la frontière entre le Tchad et le Soudan, laissant derrière eux une scène «apocalyptique», a affirmé mardi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Les attaques se sont produites le 31 mars dans les villages tchadiens de Tiero et Marena, à environ 885 km de la capitale N'Djamena. Les autorités tchadiennes avaient dans un premier temps fait état d'un bilan de 65 morts, tout en précisant qu'il devrait s'alourdir.

«Les estimations du nombre de morts se sont considérablement alourdies et se situent désormais entre 200 et 400», précise le HCR dans un communiqué. On précise que la majeure partie des victimes ayant été enterrées là où leur cadavre a été découvert, souvent dans des fosses communes étant donné leur nombre, il sera peut-être impossible de connaître leur nombre.

Les assaillants ont encerclé les villages et tiré au hasard, poursuivant la population qui fuyait, dépouillant les femmes de leurs bijoux et tuant les hommes, selon l'agence onusienne.

Le Soudan et le Tchad s'accusent mutuellement de soutenir les rebelles de l'autre pays et nient tous deux ces allégations. Les deux pays ont également signé plusieurs fois des accords de paix promettant d'arrêter les combats dans la zone frontalière.

Les observateurs redoutent une extension du conflit du Darfour, dans l'ouest du Soudan, qui a fait plus de 200 000 morts, à deux pays voisins : le Tchad et la République centrafricaine.