Le secrétaire général adjoint chargé des affaires humanitaires appelle à une solution politique pour le Darfour

Presse Canadienne

Matinternet, 01 Avril 2007

John Holmes, secrétaire général adjoint chargé des affaires humanitaires de l'ONU, a bouclé samedi à Bangui une tournée d'évaluation sur la situation au Darfour, en exhortant la communauté internationale à tout mettre en oeuvre pour "trouver une solution politique substantielle pour la région".

En dix jours, John Holmes s'est rendu au Sud-Soudan, au Darfour, puis au Tchad et en Centrafrique, pays voisins du Soudan également touchés par le conflit du Darfour, entre afflux de réfugiés et impact sur les rébellions locales.

Frappé par "l'ampleur du défi humanitaire dans ces trois pays", il a jugé dans un entretien à l'Associated Press qu'"au-delà de l'action humanitaire immédiate, la commuanuté internationale doit aider à trouver une solution politique substantielle pour la région".

A cette "crise complexe, nous ne pouvons pas offrir une solution simpliste", a-t-il ajouté, soulignant comment les crises s'imbriquent les unes dans les autres.

Alors que les observateurs craignent que la guerre du Darfour ne déstabilise toute la région, John Holmes a cependant rappelé que Tchad et Centrafrique avaint leurs propres conflits, et que les problèmes étaient "exarcerbés par le Darfour, mais pas causés" par lui.

Vendredi, John Holmes a rencontré quelque 400 réfugiés totalement démunis et vivant des les bois en Centrafrique, où plus de 210.000 personnes ont fui leurs villages après des attaques qu'ils attribuent aux forces gouvernementales en lutte contre la rébellion. John Holmes leur a promis de tout mettre en oeuvre pour que l'aide humanitaire soit renforcée pour ce qu'il a qualifié d'une des crises les plus négligées du continent noir.

John Holmes a dit espérer pour bientôt un accord de compromis pour le déploiement de quelque 11.000 hommes le long de la frontière entre le Tchad et le Darfour, dont un contingent additionnel s'installerait en République centrafricaine. Si N'Djamena refuse pour l'instant le déploiement de Casques bleus, Bangui dit y être favorable.

De son côté, Khartoum refuse toujours le déploiement d'une autre force onusienne pour mettre fin au bain de sang au Darfour.

Mais "il faut une solution politique solide, sinon une force internationale pourrait devenir elle-même un problème, ou une cible", a conclu John Holmes.