John Holmes, au Darfour au nom de l’Onu

Redaction

Www.radinrue.com , 21 Mars 2007

John Holmes, adjoint aux affaires Humanitaires de l’ONU est arrivé mercredi à Khartoum pour une mission d’évaluation d’une semaine. L’information a été annoncé par le Soudan lui-même.

Le diplomate britannique, qui a succédé le 1er mars au Norvégien Jan Egeland, doit rencontrer des responsables soudanais puis se rendre à Juba (sud) et au Darfour (ouest), a précisé Sirajeddine Hamed, chef du département de la paix et des affaires humanitaires au ministère soudanais des Affaires étrangères.

4 ans de guerre, 400 000 morts environ, 2 millions d’hommes, de femmes et d’enfants déplacés. Une communauté internationale totalement détourné de ce problème, le Darfour est la nouvelle plaque du crime contre l’Humanité.

Que ce soit l’ONU, ou bien encore les ONG, les différents acteurs qui viennent en aide aux victime de cette guerre interne et barbare, tous se plaignent des menaces reçues et des guérillas armées et des forces du gouvernement.

Dans son bulletin quotidien publié mercredi, la mission de l’ONU au Soudan (UNMIS) a averti que les camps de déplacés au Darfour étaient au maximum de leur capacité.

"Avec 30.000 personnes chassées de chez elles pour le seul dernier mois (février), les camps de déplacés sont à leur capacité maximum", écrit l’UNMIS.

"Nous ne pouvons plus absorber de déplacés", a dit le représentant de l’Unicef au Soudan, Ted Chaiban, cité par le bulletin.

Les USA font pression sur le Soudan pour qu’un déploiement des casques Bleues de l’ONU mais aussi des casques Verts de L’UA ait lieu au plus vite.

A ce propos, le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Ali Sadek, a affirmé que son pays ne céderait pas face aux menaces américaines de nouvelles sanctions.

- De plus en plus de voix envisagent une intervention militaire contre le gouvernement soudanais.

Un représentant soudananis a estimé que les États-Unis, "en tant qu’unique puissance mondiale, devraient recourir à la diplomatie pour établir la sécurité dans le monde", ajoutant que "le Soudan est ouvert au dialogue sur la crise du Darfour". Le Soudan est de plus en plus proche de sortir en tant qu’accusé de crimes contre l’Humanité. Le gouvernement soudannais ne semble pas s’en inquiéter actuellement, mais plus le temps passe, et plus ces jours sont comptés.