Des rebelles du Darfour prêts à négocier mais veulent l'autonomie

Afp

Agence France-presse, 19 Octobre 2006

Un dirigeant des rebelles du Darfour, non signataires de l'accord de paix, a affirmé que son groupe était prêt à négocier avec le gouvernement de Khartoum, mais que celui-ci doit reconnaître l'autonomie de la région de l'ouest du pays en guerre civile.

"L'accord d'Abuja (signé entre le principal groupe rebelle et le gouvernement) n'est pas à la hauteur de nos ambitions et il faut le renégocier", a déclaré Khalil Ibrahim, rapporte jeudi le quotidien à capitaux privés Al Rai al-Am.

"Le gouvernement doit réaliser que la clé pour résoudre la crise du Darfour est l'autodétermination", a-t-il ajouté, selon le quotidien.

Selon Al-Rai al-Am, M. Ibrahim appartient à une alliance des deux groupes rejetant l'accord de paix signé en mai dernier à Abuja au Nigeria, appelé le Front national de Salut.

Il s'est dit prêt, sur cette base, à négocier avec le gouvernement. "Nous voulons la paix", a-t-il déclaré, ajoutant que son groupe était prêt à répondre favorablement aux différentes initiatives visant à relancer le processus de paix au Darfour où quelque 200.000 personnes ont péri de la guerre et de ses conséquences depuis le début du conflit en février 2003.

M. Ibrahim est le chef du Mouvement de la justice et de l'égalité qui a formé le Front national de salut avec une faction du Mouvement de libération du Soudan, dont le chef, Minni Minnawi, a signé l'accord de paix et s'est associé au gouvernement de Khartoum.