Casques bleus au Darfour : non, no, nein

Afriquecentrale.info

Afriquecentrale.info, 19 Octobre 2006

Le Soudan a répété jeudi son refus d'un mandat autre que celui de l'Union africaine au Darfour, mais s'est dit ouvert à l'idée de renforcement de la force africaine déployée dans cette région de l'ouest du pays en guerre civile.


"Notre position n'a pas changé", a indiqué à la presse Ghazi Salaheddine, conseiller du président soudanais Omar el-Béchir, après un entretien à Khartoum avec l'émissaire américain Andrew Natsios venu tenter de convaincre les dirigeants soudanais d'accepter une force des Nations unies.


M. Natsios ne s'est pas adressé à la presse après la rencontre.


"La position à laquelle s'en tient le gouvernement est que l'accord de paix au Darfour (signé en mai avec un seul des trois groupes rebelles) doit être appliqué par l'Union africaine", a martelé M. Salaheddine.


"Mais nous sommes souples quant à la possibilité d'un soutien à la force africaine d'autres organisations comme l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), la Ligue arabe ou les Nations unies", a-t-il ajouté.


"Nous ne sommes pas contre l'idée de discuter des moyens de renforcer et de financer la Mission de la force africaine (Amis)", a-t-il encore dit.


Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé fin août l'envoi d'une force d'environ 17.000 soldats et 3.000 policiers pour prendre la relève de l'Amis au Darfour, mais le président soudanais s'y oppose.


Depuis le début du conflit entre une rébellion locale et les milices djandjawid alliées à l'armée soudanaise en février 2003, au moins 200.000 personnes ont péri des effets de la famine, des combats ou de maladie au Darfour, selon l'ONU.