L'UE très inquiète des derniers raids soudanais au Darfour

Redaction

Jeune Afrique, 07 Mars 2007

L'Union européenne (UE) a exprimé sa "vive inquiétude" après les bombardements effectués par l'armée soudanaise près de la frontière tchadienne et les attaques menées par les milices janjawids dans le Darfour-Nord, dans un communiqué rendu public mardi à Bruxelles.

"L'UE est extrêmement préoccupée par la détérioration constante des conditions de sécurité et par la crise humanitaire au Darfour, conséquence d'une violence accrue de toutes les parties au conflit", précise le communiqué publié à la clôture de la session des ministres des Affaires étrangères.

Le conseil ministériel invite-t-il toutes les parties, à respecter "instamment" le cessez-le-feu, rappelant la résolution du Conseil de sécurité qui prévoit que toute personne faisant obstacle au processus de paix sera tenue pour responsable.

Les ministres des affaires étrangères des Vingt-sept, ont rappelé le rapport final établi à l'issue des consultations entre l'Union Africaine (UA) et l'ONU sur un appui lourd des Nations Unies à la Mission de l'UA au Soudan (AMIS), exigeant que le gouvernement de Khartoum accepte "sans équivoque et dans les meilleurs délais", le déploiement de "l'intégralité" de cette force.

L'UE est déterminée à contribuer à l'AMIS durant la période précédant le déploiement de la force hybride UA-ONU.

En attendant la décision du Groupe ACP, devant autoriser que des crédits soient prélevés dans les ressources du 9ème FED (Fonds européen pour le développement) pour le financement de l'AMIS, l'UE est prête à reconstituer les ressources de la Facilité d'appui financier aux opérations de maintien de la paix en Afrique.

En vertu de l'Accord de Cotonou, organisant le partenariat ACP- UE, l'engagement des moyens du FED, requiert l'agrément du Groupe ACP.

On rappelle que l'UE a déjà engagé, 400 millions d'euros dans l'opération AMIS.

Ces crédits étant épuisés, l'UE lance un appel aux autres donateurs pour contribuer à l'effort financier en vue de résoudre le conflit du Soudan.

L'instabilité à la frontière entre le Soudan et le Tchad, son incidence sur la situation humanitaire des populations au Darfour, et son effet déstabilisateur pour l'ensemble de la région, constituent aussi des sujets abordés par les ministres européens des Affaires étrangères.