11 000 $ pour les réfugiés du Darfour

Par Marie-claude Paradis-desfossés

Le Citoyen Harricana, Amos, 11 Février 2007

Le conseil municipal d’Amos a proclamé, lundi dernier, la période 4 au 10 février Semaine du développement international. Dans ce même état d’esprit, les profits amassés au Concert bénéfice pour le Darfour ont pulvérisé l’objectif fixé.

Plus de 550 personnes ont assisté au concert bénéfice pour les réfugiés du Darfour, le 3 février dernier.

Les résultats espérés étaient de récolter au moins 5000 $ pour les réfugiés soudanais. Ce sont finalement 11 000 $ qui seront remis à Médecin du monde, qui oeuvre directement auprès des sinistrés du Darfour.

«Je suis contente du résultat car on a largement doublé nos objectifs. Je ne m’attendais pas à ramasser autant. Je suis surprise que ça ait pris autant d’ampleur. C’est au-delà de mes espérances. Les gens ont été très généreux», lance Marie-Hélène McGuire Lavoie, l’initiatrice du projet.

Mlle McGuire Lavoie poursuit son diplôme d’études collégiales en musique au Cégep d’Amos et de Val-d’Or. Une équipe de neuf musiciens et chanteurs ont performé bénévolement pour la cause. «Nous sommes très heureux et fiers; il y avait beaucoup de gens dans la salle», exprime le Dr Hélène Guay, présidente d’honneur de l’occasion.

Pour exprimer son appui à Mlle McGuire Lavoie, le conseil municipal d’Amos prévoit expédier une lettre à Josée Verner, ministre responsable de la Coopération internationale. «Nous allons l’informer de la proclamation de la Semaine du développement international à Amos et lui communiquer notre position vis-à-vis le génocide qui se déroule au Darfour», a déclaré Ulrick Chérubin, le maire d’Amos.

En promulguant cette semaine thématique sur le développement international, le conseil municipal espère inciter les Amossois à réfléchir «aux contributions qu’ils peuvent apporter pour promouvoir les droits de la personne, l’égalité et la participation des femmes dans les collectivités du monde entier».

Selon les Nations unies, la crise du Darfour prend des allures de génocide. Les combats perdurent depuis quatre ans. Plus de 200 000 personnes ont été tuées et 2,5 millions d’autres ont été déplacées.