Les milices djandjawids empêchent l'arrivée de l'aide au Darfour

Redaction

Walfadjri L'aurore, 09 Février 2007

Malgré une baisse notable des activités militaires des milices djandjawids dans la région du Darfour (ouest du Soudan), la situation qui prévaut empêche l'accès des agences humanitaires à cette région, selon un rapport publié jeudi par un organisme de supervision de la paix dans la région.

Les attaques et contre-attaques impliquant toutes les parties au Darfour ont continué ces deux derniers mois avec des conséquences néfastes sur la population civile, qui affectent les opérations humanitaires, a indiqué la Commission mixte de l'accord de paix du Darfour (Dpa). Après sa cinquième réunion, organisée mercredi à El Fasher, au Nord-Darfour, la Commission du Dpa a déploré l'augmentation des attaques contre la Mission de l'Union africaine au Soudan (Amis) ainsi que contre le personnel et les biens des agences d'aide.
Un communiqué rendu public par la Commission à l'issue de cette réunion a condamné ces attaques, qui ont donné lieu à des assassinats, des enlèvements, des vols de véhicules, mais se sont félicités de l'engagement des parties de la Commission à respecter l'Amis, l'Onu, les Ong ainsi que les agents, les biens et les installations des agences humanitaires. La Commission comprend les signataires du Dpa et de la Déclaration d'engagement ainsi que les représentants des Nations Unies, de l'Union européenne et des Etats-Unis.

En outre, le Canada, la France, les Etats de la Ligue arabe, les Pays-Bas, l'Egypte et le Royaume-Uni ont assisté à la réunion en tant qu'observateurs. Le général de Divison L. K. Aprezi, président de la Commission du Cessez-le-feu (Cfc), a présenté à la Commission mixte un rapport sur les violations du cessez-le-feu et sur la situation sécuritaire actuelle au Darfour. Ce rapport couvre 12 cas de violation du cessez-le-feu qui ont fait l'objet d'une enquête du 03 octobre 2006 au 11 janvier 2007. Selon M. Aprezi, aussi bien les signataires que les non-signataires des accords de paix ont commis ces violations, mais certaines parties ont fortement contesté les conclusions de la Cfc dans la plupart des cas.

La Commission mixte a cependant noté qu'il y avait un consensus sur le fait que ces violations avaient bien eu lieu et étaient le fait tant des signataires que de non-signataires. A cet égard, la Commission mixte a condamné cette tendance et invité les parties à faire preuve de retenue, ainsi qu'à se conformer aux dispositions des accords de cessez-le-feu...