Mise en garde contre la montée de la violence au Darfour

Redaction

Afrik.com, 30 Janvier 2007

La vaste opération humanitaire en cours dans la région du Darfour pourrait être bientôt paralysée, à moins que les dirigeants africains et du monde présents au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba ne prennent des mesures pour mettre fin à la violence contre les civils et les agents des organisations humanitaires. Une mise en garde des agences d’aide.

Les agences d’aide ont déclaré que les dirigeants africains et le nouveau secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, manqueraient à leurs engagements envers les populations du Darfour, la province occidentale du Soudan en proie à des troubles, s’ils ne prenaient pas des mesures concrètes pour le début d’une nouvelle ère dans la région et s’assurer qu’un cessez-le-feu immédiat soit concluet respecté.

"Les agents des organisations humanitaires sont confrontés à une violence d’une ampleur sans précédent au Darfour, qui empêchel’accès aux populations dans le besoin au moment le plus fort dece conflit où les besoins humanitaires sont plus forts que jamais", a déclaré Irungu Houghton, le conseiller en politiquepanafricains d’Oxfam. "Attendre encore mettra des centaines de milliers de vies endanger et risque de faire s’effondrer totalement tout leprocessus de la réaction humanitaire. Il est temps aujourd’huique l’UA, l’ONU et la communauté internationale disent que çasuffit", a-t-il ajouté.

La reprise des combats au Darfour en janvier 2007, selon ces agences, a fait plus de 350 morts et obligé des dizaines demilliers de personnes à fuir leurs maisons. Les scissions au sein des mouvements rebelles et une absence générale du sens des responsabilités ont fait sombrer davantage le Darfour dans l’anarchie, avec des attaques ciblant directement les travailleurs humanitaires. Plus d’un mois après une attaque contre des travailleurs de l’aide à Geneina, la plus violente jamais enregistrée jusqu’ici au cours de laquelle ces agents ont été violés, battus et soumis à des simulacres d’exécution, "il est toujours trop dangereux de retourner à Geneina, le plus gros camp de déplacés du monde", ont ajouté les agences d’aide.