Le président Abdoulaye Wade à Alger, Darfour et Afrique au menu des discussions

Redaction

All Africa.com, 25 Janvier 2007

A quelques jours de la tenue de la 8ème conférence des chefs d'Etat de l'Union africaine, qui se tiendra les 29 et 30 janvier prochains à Addis-Abeba, siège de l'Organisation, les rencontres de concertation et les mini-sommets se multiplient.

C'est ainsi qu'a eu lieu, hier, la visite à Alger du président du Sénégal, Abdoulaye Wade, qui a effectué une escale technique dans la capitale algérienne. Au terme d'un entretien avec le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, il est reparti en fin de journée à destination de Tripoli où doit s'ouvrir, demain, une réunion de la Cen-Sad (23 membres), une structure créée en février 1998 en Libye et dont le Sénégal est membre.

A cet égard, le gouvernement libyen vient de faire part de son intention de consacrer 8 milliards de dollars au développement de certains pays africains, partie prenante de la Cen-Sad. Au lendemain

du mini-sommet de Syrte auquel a participé le président Bouteflika et dont étaient absents les présidents tunisien et soudanais, initialement annoncés, les chefs d'Etat algérien et sénégalais ont examiné la situation en Afrique avec pour souci de contribuer à l'approfondissement de la concertation africaine, en vue de rapprocher les points de vue sur un certain nombre de sujets tels que le problème du Darfour, région soudanaise en proie à des affrontements depuis février 2003.

Les pressions exercées sur Khartoum afin de contraindre le gouvernement soudanais à accepter une force de l'ONU ou, à tout le moins, une force mixte ONU-UA, doivent faire l'objet d'un examen approfondi par les Etats arabes et africains qui auront à se prononcer sur la pérennité de la Force africaine de maintien de la paix dont le mandat vient d'être reconduit en l'absence de moyens financiers et techniques suffisants. Comme aussi ont été abordés, sans doute, les défis du terrorisme dans la région maghrébine et africaine, le Sénégal étant un des pays avec lesquels l'Algérie partage une parfaite identité de vue sur un grand nombre de dossiers, d'autant que le président Wade est, avec les présidents Bouteflika, Obasanjo et Mbeki, l'un des fondateurs et des promoteurs du Nepad dont le continent africain espère et attend beaucoup.