Darfour: des sanctions contre le Soudan

Redaction

Bbc Afrique, 18 Décembre 2006

Quinze anciens ministres des affaires étrangères ont appelé à des sanctions sévères contre le Soudan si le président Omar Hassan al-Bachir n'accepte pas le déploiement effectif d'une force internationale de maintien de la paix dans le Darfour.
L’ancienne secrétaire d'Etat américaine, Madeleine Albright fait partie des signataires de cet appel.

Le document, qui a été publié dans le quotidien britannique du milieu des affaires, le Financial Times, dénote la déception de la communauté internationale, et des diplomates qui ont travaillé sur le dossier, depuis le déclenchement du conflit dans le Darfour, il y a trois ans.

Le conflit dans le Darfour a provoqué le déplacement de plus de 2 millions de personnes.

Les anciens ministres des affaires étrangères ont lancé un appel pour un dernier effort afin de convaincre le président Bachir à trouver une issue à ce problème avant la fin de l'année.

Si le numéro un soudanais refuse, les anciens ministres proposent de le faire payer au "prix fort".

Ils appellent notamment à une interdiction de voyage et un gel des biens de responsables soudanais.

Les anciens ministres des affaires étrangères demandent, également, en cas de refus du Soudan d'autoriser le déploiement d'une force internationale de maintien de la paix, des mesures ciblant les revenus pétroliers du pays, et une intensification des enquêtes de la cour pénale internationale.

Les diplomates, qui viennent de la Thaïlande, de la Turquie ainsi que de l'Europe et des Etats-Unis, soulignent que la situation dans le Darfour constitue un risque pour la paix en Afrique centrale, notamment en Centrafrique et au Tchad.

En revanche, les anciens ministres des affaires étrangères ne mentionnent pas d'action militaire contre Khartoum.