Darfour: Kofi Annan envoie un représentant au Soudan

Redaction

Matinternet, 19 Décembre 2006

Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan va envoyer un représentant au Soudan pour tenter de clarifier le statut de la force hybride de maintien de la paix de l'ONU et de l'Union africaine au Darfour. Et il a désigné un autre envoyé spécial pour négocier avec les groupes rebelles la signature de l'accord de paix au Darfour.

Ahmedou Ould Abdallah effectuera mercredi à Khartoum "une mission spéciale". Il portera le message de Kofi Annan au président soudanais Omar al-Bachir, après les conversations téléphoniques du week-end lors desquelles les deux hommes se sont entretenus de l'éventuelle implication de l'ONU au Darfour, que M. al-Bachir a toujours refusée.

Parallèlement, l'ancien président de l'Assemblée générale des Nations unies et ministre suédois des Affaires étrangères, Jan Eliasson, devrait participer aux efforts diplomatiques pour tenter de trouver une solution à la crise du Darfour, en travaillant auprès des pays influents, a expliqué la porte-parole adjointe Marie Okabe. Selon l'ambassadeur britannique à l'ONU, Emyr Parry Jones, Jan Eliasson sera également chargé de convaincre les groupes rebelles de ratifier l'accord de paix au Darfour, signé entre l'un de ces groupes et le gouvernement en mai.

L'ancien président de l'Assemblée générale devrait également faire la transition entre Kofi Annan et son successeur, le sud-coréen Ban Ki-moon, sur la question du Darfour. Ce dernier a assisté à la dernière réunion à huis-clos avec M. Annan et le Conseil de sécurité.

Dans les prochains mois, M. Ban devra désigner un successeur à Jan Pronk, l'envoyé spécial de l'ONU auquel le gouvernement soudanais avait demandé de quitter le pays en octobre, après qu'il eut accusé l'armée de violer les résolutions de l'ONU en mobilisant des milices arabes coupables de nombreuses violences.

Plus de 200 000 personnes sont mortes et 2,5 millions ont été déplacés depuis que les rebelles des ethnies africaines se sont soulevées contre le gouvernement à dominante arabe en 2003.