Femmes politiques dénoncent les viols, "arme de guerre" au Darfour

Redaction

7/7, 09 Décembre 2006

La communauté internationale doit déployer une solide force de paix au Darfour afin de protéger les femmes contre les viols qui sont utilisés comme une "arme de guerre", ont réclamé des femmes politiques de haut rang, dans un communiqué samedi.

Le viol et la violence sexuelle sont "employés quotidiennement comme une arme de guerre", de sorte que "les femmes et les jeunes filles vivent dans la peur permanente d'une attaque" au Darfour. Elles appellent la communauté internationale à prendre "ses responsabilités pour protéger ces civils".

Parmi les signataires figurent l'ancien secrétaire d'Etat américain, Madeleine Albright, l'ancienne présidente irlandaise et haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Mary Robinson, l'ancien Premier ministre français, Edith Cresson, le ministre italien du Commerce extérieur, Emma Bonino, Graça Machel, l'épouse de Nelson Mandela, l'ancienne directrice générale de l'Unicef, Carol Bellamy, Hanane Ashraoui, ancien ministre de l'Autorité palestinienne et députée indépendante, la députée européenne Nicole Fontaine et Yakin Erturk, rapporteur sur la violence à l'encontre des femmes au sein de la commission des droits de l'Homme des Nations unies.

Une force de paix de l'UA composée de quelque 7.000 hommes est actuellement déployée au Darfour, mais elle est sous-financée et sous-équipée. Son mandat a été prolongée jusqu'au 1er janvier 2007 et elle doit ensuite passer le relais aux Casques bleus, conformément à la résolution 1706 de l'ONU, ce que refuse Khartoum.

Selon l'ONU, au moins 200.000 personnes sont mortes, victimes des combats ou de la famine, et plus de 2,5 millions ont été déplacées sur une population totale de six millions d'habitants depuis le début de la crise au Darfour en 2003.